vendredi 12 mai 2006
Au-delà existe une autre dimension, sonore, visuelle et mentale. Vous venez d'entrer dans la quatrième dimension...
Jamais je n’aurais cru qu’un jour, je sortirais mon agenda, que je l’ouvrirais en date du premier juin 2006 et que j’y inscrirais : "accouchement". C’est pourtant cette expérience paranormale que j’ai vécue ce vendredi 12 mai 2006 à 14 heures et 53 minutes.
La gynéco : "Un jeudi ça vous va ? On dit 8 heures 30 alors ?"
Moi : "…"
Mettez tout ce que vous voulez dans ces points de suspension qui ne sont pas à même de décrire ma perplexité et l’abîme qui s’est ouvert devant moi à ce moment là. Que je vous explique, en tout cas à ceux qui n'ont pas encore eu le bonheur de suivre les trépidants épisodes de ma grossesse : ma crapulette, elle est balaise, méga balaise ! Alors aujourd’hui, j’suis allée faire une échographie pour estimer son poids actuel et son poids de naissance. Et bien figurez-vous que malgré un régime draconien (c’est le no sucre land et je peux vous dire que pour moi, c’est un supplice !) ma "petite" l’est de moins en moins et aujourd’hui, elle ferait 3 kilos six ce qui n’est pas mal du tout sauf que le terme est prévu pour dans 5 semaines… Voilà pourquoi, mesdames, messieurs, ma fille n’est pas muette… Voilà aussi pourquoi la gynéco a programmé d’office une césarienne, 15 jours avant le terme !
Un jeudi, ça vous va ? Et vous en voudrez combien ma p’tite dame ? Et avec ceci ?
Je crois que ça ira pour aujourd'hui merci…
A part ça, je suppose que nous sommes millionnaires puisque mon chéri et moi, venons aujourd'hui même de donner notre accord pour l'achat d'une maison de 185 000 euros... Reste plus qu'à trouver les sous, une broutille...
- C'est un cadeau, je vous l'emballe?
- Non, ma femme attend dans la voiture !
Les pensées de Pascal
A la demande "insistante" d'Etienne, je vous livre la première nouvelle que j'ai envoyée il y a trois ans au concours Havrais (cf avant le naufrage, nouvelle que je tente de finir depuis trois jours mais je rame, je rame et c'est le cas de le dire!).
Les pensées de Pascal
Pascal, le réverbère éclairé de la rue Lemaître :
Y’a pas foule aujourd’hui… On est pourtant samedi… Dix-neuf heures, en plein week-end de Pâques et pas un chat depuis deux heures… Bizarre… Tiens, une voiture… Une Fiat… Elle se gare… Pas terrible le créneau… Mais… Ah ! Ben ça alors ! C’est bien la première fois que je vois ça ! Qu’est-ce qu’ils ne feraient pas pour se faire remarquer ! V’la ti pas que quatre pandas viennent de s’extirper de la caisse ! Ils ont l’air fin ! Des pandas dans une Fiat, j’aurai tout vu !
Pascal, le verre de bière amer du Greenish Pub :
Ça, c’est le summum ! On dirait que toute la lie du Havre s’est donné rendez-vous dans ce troquet ! Des pandas ! … Les soirées habillées, ça n’est plus ce que c’était ! Où sont les smokings, les chapeaux melons et les étoles d’organdi de jadis ? Ecoutons un peu… Quel langage ! Ils ont encore des cours de français à l’école ? L’un d’entre eux se marie, Igor… Je me disais aussi… L’autre s’appelle Fabien, d’accord… Antoine, d’accord… Thècle ! Dites-moi que je rêve ! Un prénom aussi distingué pour un gugusse déguisé en panda ! Il se lève… Il cherche les toilettes… Ce langage ! " Ouksékellesontleschiottes ? " Vivement que le patron me débarrasse que j’aille causer un brin avec ce vieux Pascal de lave-vaisselle !
Pascal, le trou de serrure voyeur des toilettes :
Toujours personne… Avec tout ce qu’ils boivent, y’en a bien un qui va venir tout de même ! Ah ! J’entends des pas ! Non ? ! Qu’est-ce que c’est que ça ? De l’inédit ! Du noir et blanc ! Et vas-y que je sifflote Alexandrie, Alexandra ! Pas pratique son costume ! Il doit suer là-dessous ! Belle gueule ! Voyons si le reste est à l’avenant… Mais ! Qu’est-ce qu’il fait là J.B. ? … Non ! Il a assommé le panda ! Et… Mais il le déshabille… Il a pété les plombs ou quoi ? Oh ! Le rouleau de P.Q. dans la bouche et… il le ligote avec du fil de Nylon ! J’avais déjà remarqué qu’il avait un bric à brac incroyable dans sa veste à poches ! Des carnets, des stylos, des bonbons, un canif… Une fois, j’ai même aperçu de la crépinette de veau… Qu’est-ce qu’il peut bien traficoter avec tout ça ? Bon… Il a enfilé le costume du gars… Eh ! Mais c’est la clef des toilettes qu’il a dans sa main ! Il va pas nous enfermer quand même ?
Pascal, le verre de bière amer du Greenish Pub :
Revoilà Thècle ! Il en a mis du temps ! … Il paie l’addition ! Tant mieux ! Adieu messieurs !
Pascal, le réverbère éclairé de la rue Lemaître :
Ils ressortent… On dirait qu’ils marchent moins droit ! Qu’est-ce qu’ils disent ? … Une danse du panda à Monoprix pour le futur marié ? N’importe quoi ! A l’allure où ils vont, ils ne sont pas rendus !
Pascal, l’Escalator enthousiaste de l’espace Coty :
Ouais ! Enfin de l’action ! Qu’est-ce qu’ils regardent tous comme ça ? Oh ! Des pandas ! Ça c’est sympa ! Ça change ! Ils sont super leurs costumes ! Ouais ! Ils ont un poste qui fait de la musique ! Claude François ! J’adore ! Quelle ambiance !
Pascal, le pack de lait bio intégriste du rayon frais :
C’est un scandale ! Ils les ont laissé entrer !
Pascal, le veau sous la mère attendri du rayon boucherie :
Comme ils sont mignons ces petits pandas ! Comme ils dansent bien ! On dirait qu’ils volent ! Et maman qui n’est plus là pour voir ça …
Pascal, le soutien-gorge volubile de la vendeuse du rayon boucherie :
Un des pandas s’approche ! Lui aussi il a dû remarquer qu’il y a du monde au balcon ! Et un de plus ! Elle les attire comme des mouches ! Il nous invite à danser ! Elle accepte la follette ! Il nous serre de bien près ! Il en profite le bougre et ça n’a pas l’air de lui déplaire ! La coquine ! Allez ! Une autre danse ! On se resserre ! On se déhanche ! … Mais, où est-ce qu’on va ? Il nous entraîne dans la réserve ! Et elle se laisse faire ! Tu parles d’un romantisme ! Je vais encore finir par terre au milieu des cagettes de légumes ou de poissons !
Pascal, le homard rubicond congelé de la chambre froide de la réserve :
Enfin ! De la lumière ! C’est pas trop tôt ! J’ai bien envie de me dégourdir les papattes moi ! Tiens ! Ils congèlent les pandas vivants maintenant ? Et les vendeuses en tenue légère aussi ? … Mais ! Ote tes sales pattes poilues de là toi ! Aïe ! Aïe ! Ça fait terriblement mal ! Je crois que ce salaud vient de me casser une pince ! Et la greluche qui est là par terre ! Ça c’est sûr, deux coups sur la tête ça doit sonner ! Et lui, qu’est-ce qu’il fait maintenant ? Il sort un couteau et… Non ! Je ne veux pas voir ça ! Ça va encore être de ma faute ! Je vois d’ici les gros titres : " Homard l’a tuer " ! … Eh bien si ! La voilà refroidie ! C’est le cas de le dire !
Pascal, le couteau zoophile de l’assassin :
Ah ! C’est dégueulasse ! C’est de la chair humaine ! A peine poilue ! De qui se moque-t-on ? Des veaux, des moutons, des cochons, j’en ai dépecé moi ! Et même des canards et des poules les jours maigres ! Ça résistait un peu parfois, mais c’était toujours moi qui avais le dernier mot ! Du travail propre ! Mais de la chair d’homme, jamais ! Ça ne tient pas, ça va dégouliner de partout ! … De l’art qu’il appelle ça…Eh, mais ça n’est pas si mal, on y prendrait presque goût !
Pascal, le pack de lait bio intégriste du rayon frais :
On dirait qu’au moins celui-là a compris qu’on n’accepte pas n’importe qui ici ! Il détale comme un lapin ! … Enfin, je me comprends… Bon débarras !
Pascal, l’Escalator enthousiaste de l’espace Coty :
Ouais ! Ça c’est du panda de compèt ! Jamais vu quelqu’un filer aussi vite que celui-ci ! Quelle course !
Pascal, le boudin boudiné du rayon boucherie :
On a beau dire, l’exercice ça fait mincir ! Regardez-moi ces trois sveltes pandas qui font l’admiration des clients ! Pas un gramme de trop ! … Mais pourquoi s’arrêtent-ils de danser ? C’est pas déjà fini quand même ? Ils ont eu à peine le temps de perdre cinquante calories chacun ! … Ils vont vers la réserve… Ah ! Ils reviennent !
Pascal, le saumon citoyen du rayon poissonnerie :
Arrêtez-vous ! Je vous somme d’arrêter ! Ah ! Quelle époque ! On a beau sommer et saumer, personne ne s’arête ! Où va la France ? … Comment ! Un crime vient d’être commis ! Mais que fait la police ? !
Pascal, le pâtisson compatissant du rayon légumes :
Les pauvres petits pandas ! Ils ont l’air si triste ! C’est une journée qui finit bien mal pour eux ! Oh ! En voilà un qui pleure… Obligés de rester là à attendre un inspecteur alors qu’ils sont si jeunes ! On voit bien qu’ils ne feraient pas de mal à une mouche ! Pas besoin d’être inspecteur…
Pascal, le paquet de chips taciturne du rayon biscuits apéritifs :
Il est bientôt vingt et une heures… Silence !
Pascal, le Dictaphone expéditif de l’inspecteur Spinoza :
Ça y est ! On arrive sur les lieux du crime ! Interrogatoire des trois pandas : Fabien, Igor, le futur marié et Antoine. Il nous reste donc Thècle, le quatrième panda, l’assassin présumé. Tiens, tiens…Je me demande si le père Spinoza va remarquer que les initiales de leurs prénoms ont un rapport avec les pandas… Bizarre… Disent que Thècle est innocent… A voir ! Y’a pas dix mille pandas au Havre ! … Interrogatoire du responsable du rayon boucherie, Raymond Descartes, la cinquantaine. N’a rien vu, bien sûr ! Ne connaît pas d’ennemis à la victime. Que des amis ! Trop d’amis, même, à l’en croire ! De jeunes et beaux amis ! C’est bon, on a compris ! … D’ici qu’il la traite de nymphomane ! Voilà ! C’est fait ! Mobile : la jalousie ? … Pourquoi pas… Interrogatoire de la vendeuse du rayon fromage, Dorothée Nietzsche. Ne sait rien. Tiens donc ! On creuse ? Bingo ! J’en étais sûr : jalouse ! Ça sent le crime passionnel ou je ne m’y connais pas ! … Interrogatoire des employés qui voudraient aller se coucher… Non mais, on n’est pas là pour rigoler nous ! … Pas mal de rumeurs sur la victime : cette Peggy Platon m’a tout l’air d’avoir été une allumeuse de première ! Il semblerait qu’elle ait couché avec tous les mâles du coin… Bon, déjà deux heures d’enregistrement, il va être temps qu’on se rentre ! Tiens ! Voilà le lieutenant Hegel maintenant !
Pascal, l’imperméable usé de l’inspecteur Spinoza :
Eh merde ! On tenait notre coupable et c’est pas le bon ! Pourquoi a-t-il fallu que Hegel ramène ce type ? Il n’aurait pas pu rester bien tranquille dans ses gogues ce Thècle de malheur ? Et bien sûr, il n’a pas vu le visage de son agresseur…Je sens que Spinoza va vouloir interroger le barman… On n’est pas couché ! … Mais où va-t-on encore ? Il a pourtant déjà interrogé tous les employés et tous les clients du magasin…Ah mais oui ! Les cassettes de vidéo surveillance ! Bien sûr ! Encore des heures de franche rigolade en perspective ! Avec un peu de chance, il va vouloir les regarder sur place ! … Non ? Incroyable ! … On va pouvoir rentrer ! J’ai sommeil ! Je veux mon placard !
Pascal, le magnétoscope iconoclaste de l’inspecteur Spinoza :
Trois heures douze minutes ! Il m’en aura fait bouffer de la bande magnétique ce soir ! Deux minutes de plus et j’avale tout ! … Pas d’action ! Je vais m’endormir avant lui ! Allez ! Encore un petit rewind… un gros plan… un de plus ! Le même type, dans le même magasin qui vient tous les jours acheter des morceaux entiers de bidoche… Tous les animaux de la création y passent ! Tu parles d’un intérêt ! Même sur Arte y’a plus d’action ! Si ça continue, je vais te la ressortir cette bande façon tagliatelles à la carbonara ! … Ça y est ! Spinoza est complètement givré ! Il a sorti ce sacré Pascal de Polaroïd de l’étagère poussiéreuse et il prend l’écran en photo ! C’est pas encore ce soir qu’on va se mater un bon Mad Max des familles ! Quel gâchis !
Pascal, le portable cyclothymique de l’inspecteur Spinoza :
C’est encore sa mère qui l’appelle… Alors qu’ils ont passé toute la journée d’hier ensemble ! J’ai toujours ses maudits morceaux de baba au rhum entre les touches ! Ah ! Les dimanches en famille, quelle plaie ! Il ne répond pas… D’accord… ça va encore être à moi de faire tout le boulot… "Mon chéri, tu n’es pas là ? Tu vas bien au moins ? Tu sais quoi ? Tu es en photo dans le Havre Libre de ce matin ! Papa l’a déjà montré à tous les voisins ! L’inspecteur Blaise Spinoza sur les lieux du crime. Tu as l’air très bien mon chéri ! Avec la belle cravate à pois que je t’ai offerte pour ton anniversaire ! Je l’ai reconnue ! … Dis donc… La pauvre fille ! Ils disent que son corps était recouvert d’atroces mutilations et qu’elle est morte d’un coup de couteau sous la gorge ! Quelle horreur ! Mon pauvre chéri, comment fais-tu pour supporter tout ça ? … Tu ne crois pas que tu ferais mieux de te trouver une gentille fi…BIP ! " Ah ! Je l’ai bien mouchée cette langue de vipère… J’espère qu’elle va rappeler !
Pascal, le verre de bière amer du Greenish Pub :
C’est un vrai festival en ce moment ! Après les pandas, les poulets ! Inspecteur Spinoza et lieutenant Hegel ! On se croirait dans un polar ! Une photo à la main, de mauvaise qualité mais on reconnaît bien J.B. Ils ne vont pas le dénoncer quand même ?… Mais si, et sans état d’âme en plus ! " C’est lui, ça ne fait aucun doute, il était là samedi. " Ils ne vont pas leur donner son adresse tant qu’ils y sont ? ! Quelle sale engeance ! Ca me fait mal ! Comment peut-on balancer aussi facilement un être aussi délicieux que J.B. ? Qui d’autre dans cette ville est capable de vider un verre de bière en moins de trois secondes tout en récitant des chapitres entiers de Schopenhauer ? … La philosophie n’est plus, hélas, et j’ai lu tous les livres…
Pascal, le numéro dix-neuf catastrophé de la rue Jean-Paul Sartre :
Ils ont déjà sonné trois fois ! Ça suffit ! Ça va mal tourner cette histoire ! Puisque ça ne répond pas ils devraient s’en aller ! … Ça y est ! Je m’en doutais ! Un attroupement ! Ils n’ont pas cours au lycée François Premier à cette heure là ? Allez-vous-en ! Ça va mal finir ! … Mais ! Ils ne vont pas enfoncer la porte ! C’est pas vrai ! … Pascale, tiens bon !
Pascal, l’escalier poète du dix-neuf rue Jean-Paul Sartre :
Petits pieds de velours et gros sabots de bois,
Qui saura, de vos pas, la folie et l’émoi ?
Marches de l’escalier, injustement foulées,
Vous êtes les pensées de notre humanité.
Pascal, le crucifix janséniste de l’appartement de l’assassin :
Ne prenez pas cet air étonné, Messieurs ! Vous n’avez jamais vu l’antre du péché ? Affrontez ce qu’il advient aux mortels dévoyés qui transgressent les lois du Seigneur ! Tout est infâme ici ! Des carcasses de pauvres bêtes innocentes, des " sculptures sur chair " comme il les appelle, ce dépravé ! Tout est putréfaction et puanteur ! Tremblez, pauvres pécheurs ! Ce lieu n’est que l’antichambre de l’enfer ! …Comment ? ! Pas un seul signe de croix ! Abomination et damnation éternelle ! Tremblez, tremblez ! Le châtiment de Dieu est proche ! Seigneur, pourras-tu leur pardonner tant d’impiété devant cette scène d’Apocalypse ? … A moins que ce ne soient des envoyés du malin lui-même ! Arrière, démons ! Vade Retro, Satanas ! … Mais, comment osent-ils passer ainsi devant moi sans craindre Sa divine vindicte ? Qui est plus fort que Dieu ?
Pascal, le soulier béat de l’assassin :
Ce que je suis bien ! Deux jours sans marcher, au frais, les pieds ballant au-dessus de la baignoire sabot ! On est bien, hein Pascal ? Eh ! Frérot, tu dors ? Remarque, après la fuite effrénée de samedi soir, j’ai bien cru que nos derniers jours étaient arrivés… Et avec tout ce sang qui nous a dégouliné dessus, notre cuir va enfin s’amollir ! Le pied ! … Tiens, qui sont ces deux zozos ? Ils ont l’air rigolo !
Pascal, le couteau zoophile de l’assassin :
Enfin ! Nous y voilà ! Vous l’avez bien vu ? Il s’est bien pendu ? Un vrai J.B. de potence ! … Ah ! Oui ! … Vous remarquez sur son corps les mutilations identiques à celles trouvées sur Peggy Platon, notre premier chef d’œuvre sur chair humaine ! La presse n’a rien compris, mon pauvre J.B., c’est ce qui t’a achevé ! Non, ce n’était pas des mutilations, pauvres ignorants, c’était d’admirables scarifications, d’adorables arabesques sans fin… Ça change de la peinture sur soi ! En plus mortel… Et cet imbécile qui n’a même pas laissé de lettre d’adieu pour révéler au monde son art méconnu… M’étonnerait qu’ils comprennent que tu as tué la bouchère pour l’amour de l’art, c’est un trop mauvais jeu de mots, non ?
