El bolg

de la vie en vrac...

jeudi 17 mai 2007

lettre à ceux qui rendent ma ville plus belle

Chaque matin, chaque soir, c’est la même féérie.
J’entre ou je sors de la ville et mes yeux s’émerveillent.
On dirait que c’est la nature elle-même qui a repris ses droits.
Le premier rond point ressemble à un champ sauvage, les coquelicots rivalisent avec les cosmos et la lavande, des tâches de jaune éclaboussent de lumière l’herbe et les trèfles. Des roses rouges, très rouges et des plantes incroyables dont j’ignore le nom.
On dirait que vous n’y êtes pour rien, que la main de l’homme est absente de ce jardin citadin.
Il n’en est rien. Souvent, je vous vois à l’œuvre, je vous observe  semer, planter, tailler et arroser. Les voitures passent insensibles. Vous leur tournez le dos, vous êtes à vos fleurs et vos fleurs sont à notre cœur.
Je passe le long du fleuve et les lauriers se succèdent comme un feu d’artifice vivant. Les palmiers me font de l’œil, ils m’invitent à des voyages lointains…
On dit que les plantes ne poussent que si on les aime. Comme vous devez les aimer !
Merci à vous, merci pour cette composition vivante et changeante que vous créez chaque jour pour mes yeux et pour mon cœur. A chaque saison sa surprise. Je ne me lasse pas d’admirer le résultat de votre patient travail.
J’ai pensé souvent arrêter ma voiture et descendre pour venir vous serrer chaleureusement la main, vous dire le bonheur que vous me donnez mais je n’ai jamais osé. Alors voilà simplement une petite lettre pour vous remercier.
Vous me donnez du beau chaque matin, chaque soir, vous êtes les artistes de mon quotidien.

2007_04_19_17

Posté par poutouland à 21:03 - en toutes lettres - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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