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de la vie en vrac...

lundi 21 mai 2007

La petite corde, VERSION MODIFIEE ET "DEFINITIVE"

Merci pour vos commentaires, pour vos encouragements et pour votre aide ! Voici la version modifiée et, en principe, définitive ! Merci en particulier à Géo, Yves, Bruno et à mes parents pour leurs corrections et critiques constructives !

C'est la quatrième année que je participe à ce concours. L'an dernier, je vous avais demandé votre avis à propos d' Avant le naufrage, vous pouvez en faire autant jusqu'à jeudi, date limite d'envoi! Merci pour vos conseils, réactions, encouragements (si!si! ça fait vachement de bien!), critiques (ça fait du bien aussi, c'est comme le dentiste, c'est désagréable mais après ça va mieux!)...
Merci à Jake et à Géo, dont les précieux blogs sont une réserve inépuisable d'information et d'inspiration.

La petite corde

Ma vie ne tient qu’à un fil.
    Tous les jours, j’appuie sur un bouton rouge. Les portes se ferment doucement. Un retardataire arrive en courant. C’est encore trop tard pour lui. La mine dépitée, il sort son paquet de tabac. Six minutes à attendre, ce n’est pas si long.
Six minutes pour monter, six minutes pour descendre.
J’actionne le levier et le moteur là-haut se met en marche. Le serpent se replie sur lui-même, il cherche toujours à se mordre la queue. Nous grimpons doucement. Je tourne le dos aux passagers et je fixe les rails. Les roues suivent, imperturbables, leur trajet immuable. Je remarque le type qui fait tous les matins son jogging dans les escaliers, je ne sais pas comment il fait pour trouver la force de gravir toutes ces marches, paraît qu’il y en a autant que de jours dans l’année… Ma lampe de poche est usée, il faut que je pense à remplacer les piles, je risque de me casser la figure en descendant les marches ce soir.
    Presque à mi-parcours, la cabine glisse sur le côté, le ronronnement a déjà cessé et nous voilà en roue libre. Le train de mon collègue est vide, je lui fais un signe de la main. Le mien est presque désert, quelques profs qui aiment arriver à l’avance au lycée Claude Monet, des habitués, tous massés au milieu. Ils doivent tous faire plus ou moins consciemment le même calcul morbide. Si le câble lâche en début de parcours, mieux vaut être placé en bas mais pas trop, l’avant du train sera pulvérisé par l’autre funiculaire, l’arrière par le butoir de la station inférieure. S’il lâche en fin de parcours, c’est notre véhicule qui viendra s’écraser contre le leur, auquel cas il ne vaut mieux pas se trouver à l’étage inférieur…Ne jamais se trouver à l’étage inférieur, c’est ce que doit se dire le vieux, depuis le temps qu’il croupit là-dessous… J’ai beau leur dire qu’il n’y a jamais eu un seul incident grave depuis sa création en 1890, rien à faire…
    Je jette un œil sur la maison rouge aux volets verts, ma préférée, la pelouse est toujours impeccable, faut dire qu’ils ont les moyens de se payer un jardinier… Le tunnel soudain, je me laisse toujours surprendre. Plus un bruit, les gens se taisent. L’obscurité ça fait peur. Ils se taisent toujours, comme instinctivement. Ils ne savent pas pourtant ce que c’est, en vrai. La nuit toute la journée, la nuit puis la nuit puis la nuit…J’incline un peu les pieds, pour rester droit, je m’approche du poste de conduite, machinalement. Je regarde le gros câble qui finit sa course sur la grande poulie centrale. Funiculaire… Quel nom mal choisi tout de même quand on sait qu’il signifie petite corde ! Petite corde… Tu crois qu’il s’en servirait le vieux, de sa petite corde ? Tu crois qu’il penserait même à se suicider ? Non, il va me faire chier jusqu’à la fin.
    La cabine s’arrête brutalement. Les têtes pensantes dodelinent .
J’ouvre les portes et ils s’en vont. Dans moins d’une minute, les tourniquets vont cliqueter et il y aura bien quelqu’un qui n’aura pas de monnaie et qui voudra que je lui en fasse.
Je referme les portes et j’ouvre celles du côté opposé.
    Le prof de math est là, il me regarde avec insistance et entre sans rien dire. Qu’est-ce qu’il peut bien faire là ? Il a fait le trajet montant avec moi. Il a peut-être oublié quelque chose chez lui ou il vient de se rendre compte qu’il n’a pas cours ce matin… ça ne lui ressemble pas à ce maniaque. Toujours à l’heure avec son petit cartable en cuir. Toujours à l’heure, toujours présent. Il vient s’asseoir en face de moi, dans le wagon du bas.
Nous attendons une petite minute. Je fais semblant de lire pour échapper à son œil inquisiteur. Pourvu que d’autres voyageurs arrivent ! C’est peine perdue à cette heure… Surtout pour descendre… Je m’en doutais, personne d’autre… Je referme les portes.
    Je me retourne et me cale contre la vitre pour regarder le paysage. A la sortie du tunnel, la ville apparaît. J’aime le spectacle du Havre le matin, on parle toujours des couchers de soleil, comme s’il n’y avait que la mer et la poiscaille… Les torchères de la zone industrielle, mes petites aurores à moi…Sur ma droite, les paquebots attendent d’entrer dans le port, devant moi s’étend la place Thiers, le lycée François premier, le centre Coty et toute la ville qui s’éveille. Sur ma gauche, l’hôpital Flaubert, les bureaux puis la maternité. On voit très loin, jusqu’à Caen s’il fait beau, le gros bloc blanc tout au fond, c’est leur hôpital.
    J’entends le bruit de sa banquette qui se relève. Je ne me retournerai pas. Mais que peut-il bien faire ? Il est dans mon dos, je ne supporte pas ça. S’il s’approche un peu trop, je sens que je vais hurler. La station basse enfin, vite, ouvrir les portes.
- « Je vous ai vu hier soir ».
    Je me liquéfie, mes jambes tremblent, je ferme les yeux, je n’ai rien vu, rien entendu. Ce n’est pas possible, je fais bien attention, il n’a pas pu, il ne sait rien, c’est impossible, il ne m’a pas vu… Il est parti maintenant. Plus que cinquante-six trajets et j’aurai fini ma journée, encore 28 montées, encore 28 descentes… Je ne dois pas penser à lui, il ne sait rien.
La foule des élèves arrive, dieu qu’ils parlent fort ! Il faut que je rentre dans ma bulle, que je me protège, être zen tu parles, c’est facile dans le bouquin mais quand t’as cinquante lycéens hurleurs autour de toi tu peux toujours t’accrocher… « Pensez à un champ de pâquerettes au printemps, vous entendez le doux bruit des oiseaux, le soleil brille et vous vous baignez les pieds dans une fraîche rivière »… C’est ça… A quoi a-t-elle pensé, elle, quand il l’a jetée par terre, quand il l’a prise de force ? Elle ne m’en a jamais parlé… Maintenant c’est trop tard.
    Plus que 51 trajets.
J’appuie sur le bouton rouge, les portes se ferment. Ce bruit est insupportable. Le vieux doit être réveillé à présent. Il a allumé la bougie et il lit son journal. Quelle importance ce qui peut bien se passer dans le monde… Il collectionne tous les articles sur l’Allemagne comme si ça avait encore un sens ! Il me parle en allemand, je ne réponds pas, il parle tout seul de toute façon, je n’ai rien à lui dire. Je lui amène sa nourriture, je change ses draps une fois par mois, je vide son seau… Je n’ai rien à lui dire.
    Plus que 44 trajets.
J’appuie sur le bouton rouge. Les portes se ferment. Le funiculaire descend le long du tunnel. Il ne sait rien. Il ne peut pas savoir. Qu’a-t-il vu au juste ? Pourquoi a-t-il dit «je vous ai vu hier soir » ? M’aurait-il suivi ? Il n’y avait pourtant personne rue du Mont-Joly, je fais toujours attention…
    Plus que 37 trajets.
J’appuie sur le bouton rouge. Les portes se ferment. J’ai toujours l’impression que c’est le funiculaire qui avale le câble même si je sais bien qu’il n’en est rien. Je fixe mon attention sur le fil d’acier qui avance, sur les petites roues qu’il fait tourner sur son passage.
Mais s’il m’avait vraiment vu ? S’il m’avait suivi ?
Le tunnel, les gens se taisent… Il n’y avait personne, personne ne m’a vu entrer dans le souterrain. Et le vieux avec son air de chien battu. Il ne payera jamais assez cher.
    Plus que 30 trajets. Je sors de la station basse, il est onze heures trente et je vais manger. J’ai deux heures devant moi, quand j’aurai avalé mon sandwich jambon beurre au bar du funi, j’irai faire un tour à la FNAC, chercher un livre pour le vieux.
    Le centre Coty est bondé, je monte sur les escaliers roulants. Pas de bouton rouge, ça marche tout seul. Ils finiront bien par se passer de nous, les funiculaires peuvent monter et descendre tout seuls… La petite corde n’a pas besoin de la main de l’homme pour se tendre, un signal informatique, froid, inhumain, suffit.
Je parcours le rayon histoire en quête d’un essai sur le nazisme, il les a déjà tous lus, pas de nouveauté… Je demande conseil à une petite jeunette qui me remet un livre entre les mains en m’assurant que je ne serai pas déçu. Je lis la quatrième de couverture : " Jonathan Littell nous fait revivre les horreurs de la Seconde Guerre mondiale du côté des bourreaux ». J’ouvre une page au hasard, la page 52 : « J'entendais des cris, des hurlements sauvages ; dans la cour de l'église, un groupe d'hommes battaient cruellement des Juifs couchés au sol, avec des gourdins ou des barres en fer. Certains des corps ne bougeaient plus sous les coups ; d'autres tressautaient encore. 'Herr Offizier ! criait le prêtre, faites quelque chose, je vous en prie ! C'est une église, ici.' ». Elle a raison, c’est exactement le livre qu’il me faut. Le vieux ne sera pas déçu.
    J’appuie sur le bouton rouge. Les portes se ferment. En haut, la roue tourne, le câble vient s’enrouler, se lover contre le métal. J’ai peur de revoir le prof de math, je redoute sa venue. Je sais qu’il sera ponctuel, comme toujours.
    Plus que 24 trajets.
Le bouton rouge, les portes, les rails, le fil qui se tend…
    14 heures 50. Il n’est pas là. 15 heures, il n’est pas là. 15 heures dix, il n’est toujours pas là. Il ne viendra pas. Il est allé chez les flics, il est allé me dénoncer. Non, il ne sait rien, c’est impossible. Ils seraient déjà venus me chercher. Elle seule savait. Elle qui l’a nourri pendant trente ans, elle qui a voulu qu’il vive. Pour qu’il se souvienne.
    Plus que 8 trajets. Il n’est pas venu, il ne viendra plus, il ne sait rien. Il est malade sans doute, ou en stage ou en grève. Non, ce n’est pas le genre à faire grève… Il est malade, il ne savait pas ce qu’il disait ce matin, il m’aura confondu avec quelqu’un d’autre.
Ce cèdre du Liban m’a toujours fasciné. Il me manquera quand je prendrai ma retraite. Plus qu’un an. Que vais-je faire de tout ce temps ? Serai-je capable de vivre dans un monde qui ne sera pas réglé par des boutons rouges et des ouvertures de portes ?
    Plus que 3 trajets. Le bouton rouge, les portes, les rails, le fil qui se détend…
Pourquoi a-t-elle voulu qu’il vive ? Je l’entends me dire : « Il aura toute sa vie pour ne pas oublier, il aura toute sa vie pour se souvenir ». ». Maintenant, c’est moi qui fais le sale boulot. Tous les soirs, je descends dans la cathédrale souterraine, tous les soirs, je marche silencieusement dans le labyrinthe, tous les soirs, je crains de sauter sur une mine oubliée… Le vieux les connaît bien lui, les souterrains. C’est là qu’il l’a violée, le 18 août 1945. Elle n’avait rien demandé, elle travaillait comme lingère dans l’hôpital souterrain allemand. Elle n’avait rien demandé et surtout pas ça.
    Plus que deux trajets. Les cyclistes habituels, ceux qui n’ont pas le courage de grimper la côte d’Ingouville.
Il n’y a plus rien maintenant, les lits ont disparu, plus d’armoires, plus de tables d’opération, d’instruments chirurgicaux… Le vieux me dit qu’il entend des cris la nuit. Il ne sait pas que je comprends sa langue, il continue à me parler quand même.
    Plus qu’un trajet. Il n’est pas venu, je n’ai pas vu l’ombre d’un policier. Ils ne peuvent rien prouver. Ils ne savent rien. Comment pourraient-ils comprendre ? Je serais le bourreau, il serait la victime. Ils ne comprendraient pas.
    J’appuie sur le bouton rouge et je sors sans même saluer mon collègue qui vient prendre la relève.
    Je remonte la rue Flaubert, le trajet est long mais je n’ai pas envie de prendre le bus. Rue Risson, rue de Tourneville, la rue puis la sente de Trigauville… Je suis arrivé au pied de la montée. La rue est déserte.
    Mes pas résonnent dans le petit escalier. Je n’y vois presque pas. Peu importe, je saurai bien trouver le vieux, encore une fois. Surtout ne pas penser. La vie ne tient qu’à un fil. La mienne est tirée par un gros câble en acier. Le vieux est attaché depuis si longtemps qu’il a peut-être oublié qui il est… Qu’il a peut-être oublié ce qu’il a fait… Et je devrais payer pour son crime? Surtout ne pas penser. Je marche dans l’eau boueuse. Je me rapproche.
    La vie ne tient qu’à un fil. La mienne est tirée par un gros câble en acier. La sienne est retenue par une petite corde. Il suffira de la serrer très fort. Surtout ne pas penser.
- Guten Abend, Papa…

Posté par poutouland à 19:38 - nouvelles - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Je pars pour Paris demain matin et je reviens mercredi soir, veuillez donc m'excuser si je ne peux pas répondre à vos commentaires ! A bientôt ! Des bises à tous !

Posté par tiphaine, lundi 21 mai 2007 à 19:51

Des textes qui vous emportent dans la rêverie...c'est magique. Tes descriptions sont si bien faites qu'un aveugle arriverait à s'y repèrer. J'aime beaucoup tous ces petits détails (détails dans notre vie, petits moments de bonheurs) que tu décrit si bien.

Si je comprend bien, le personnage principal est un machiniste (pour ne pas dire un traminot) du funiculaire ??? Un machiniste proche de l'âge de la retraite ??? Il à donc une soixantaine d'années ??? Il est question de vengeance à propos d'un crime commis pendant la guerre ???

Posté par geo, lundi 21 mai 2007 à 22:31

Merci à toi Geo, tu as tout compris.Le machiniste a même exactement soixante-deux ans comme on peut le calculer d'après la dernière phrase (si on n'est pas trop nul en math dans mon style quoi que j'en ai fait des calculs pour déterminer le nombre de trajets du funi en fonction des heures creuses et des heures pleines! ) quand il dit bonsoir en allemand à son vieux méchant papa !

Posté par tiphaine, lundi 21 mai 2007 à 22:59

D'accord, c'est son père. Et j'imagine que c'est un "enfant de la honte", ce triste nom qu'on donnait aux enfants nés d'une mère Française et d'un père Allemand.

Pourquoi se retrouvent-ils dans cet hopital souterrain ? C'est bien une histoire de vengeance ??? C'est le lien entre "La petite corde" du funiculaire et la corde du suicide ???


Visiblement tu n'a vécu que 6 ans au Havre mais tu as compris beaucoup de choses sur cette ville...les secrets de famille datant des années 40, les déchirures dans la mémoire collective, et cette histoire lourde et indisible qui colle toujours à la peau depuis la fin de la guerre.
Lorsque j'étais petit, cette proximité immédiate et en même temps très lointaine de l'Histoire, m'a profondement marqué. En me balladant avec mes grands parents et mes grands oncles et tantes (il y'a de cela quelques années) il n'étais pas rare de croiser une de leur connaissance dans la rue et qu'ils discutent de cette période les larmes aux yeux comme si c'était hier.

Voila pourquoi j'aime beaucoup tes récits qui me replongent quelques années en arrière.

Posté par geo, lundi 21 mai 2007 à 23:41

PS: pour les horaires du funiculaire ceci devrait t'aider (il y'a un départ toutes les 6 minutes aux heures de pointe).
Il y'a 150 départs par jours.

http://www.bus-oceane.com/horaires_ligne/index.asp?rub_code=6&thm_id=51&gpl_id=0

Posté par geo, lundi 21 mai 2007 à 23:51

Dentiste

Plaisir de lecteur : la place que lui laisse l'auteur dans la progression du récit. Tous ces petits espaces laissés à l'imagination. Et là, c'est parfait.
Après le compliment - qui laisse sans voix - quelques détails qui me semblent des scories :
"Six minutes pour monter, six minutes pour descendre." C'est un peu plus de "Six minutes à attendre"... Si, si. Vérifie auprès du prof de math de la nouvelle.
Déjà ressenti dans des écrits antérieurs, l'espèce de cassure dans la langue que tu utilises (et par ricochet dans le rythme des récits) quand tu fais appel à des mots du registre de la langue familière. Ici "moutards" (s'applique à de jeunes enfants, pas à des lycéens) et "la bouffe" (connoté cinéma ou encore "petite bouffe entre copains").
Enfin, "Un président arrive en courant" dit la même chose que "J'aperçois un président qui arrive en courant". Bien plus légèrement. À moins qu'il soit important d'apercevoir ! Ainsi, plus resserrées, quelques phrases de l'introduction permettraient d'entrer plus vite dans le vif du sujet.

Plaisir de lecteur : la place que lui laisse l'auteur dans la progression du récit. Tous ces petits espaces laissés à l'imagination. Et là, c'est parfait.

- Tu répètes ce que tu as déjà dit.
- Mais non, c'est pour insister sur mon sentiment.

Posté par Yves, mardi 22 mai 2007 à 00:18

Cours de rattrapage

Il avait pas compris. Il vient de comprendre. Un funiculaire : deux cabines. Quand l'une monte, l'autre descend. Le retardaire qui a raté la cabine A va attraper la cabine B. Resdecendue dans les 6 minutes. Y avait un indice pourtant. Le signe de la main au collègue. À mi-parcours. On a les coordonnées du prof de math ? Pour un cours de rattrapage.

Posté par Yves, mardi 22 mai 2007 à 00:27

Redescendue : tombée de haut.

Posté par Yves, mardi 22 mai 2007 à 00:29

Je me suis laissée happée par le récit, à débrouiller petit à petit les fils que tu nous livres pour comprendre le drame
la vengeance de la femme violée qu'elle transmet au fils né de ce crime, crime qu'il va commettre à son tour en tuant son père prisonnier de sa victime.

J'aime le rythme imposé par ces allers retours du funiculaire.

Posté par pkdille, mercredi 23 mai 2007 à 10:20

Ca c'est un bouton rouge !

Posté par amarula, mercredi 23 mai 2007 à 15:47

Merci beaucoup pour vos réactions, je vous réponds demain, promis! Bonne nuit !

Posté par tiphaine, mercredi 23 mai 2007 à 20:39

Bonne chance

pour le concours avec cette nouvelle. Les remarques d'Yves sont très justes.

Posté par Loulou, jeudi 24 mai 2007 à 01:00

Réponse aux commentaires

Pour Géo : il s'agit bien d'une histoire de vengeance, le personnage principal ne fait que continuer à persécuter celui qui a violé sa mère qui a voulu le maintenir enfermé, attaché par une petite corde, près du lieu même ou il l'avait violée, parce que c'est une vengeance plus cruelle encore que la mort.
Merci pour les horaires du funi, je vois qu'ils n'ont pas changé, tant mieux !
Pour les matheux :Sachant que mon héros travaille huit heures par jour, que ses horaires sont les suivants : 7h30-11h30, 13h30-17h30, sachant que le funiculaire part toutes les six minutes en heures plaines (7h30-8h30, 11h30-14h et 16h30-18h30) et toutes les dix minutes en heures creuses (8h30-11h30, 14h-16h30 et 18h30-19h30), sachant enfin (ça c'est pour Yves!) que quand un funi part de la station basse, un autre descend au même moment de la station haute, calculez le nombre total de trajets effectués par le bonhomme! (bon, en même temps, la réponse est dans ma nouvelle mais vous avez le droit de douter!)
Pour Yves : Merci pour tes conseils, je les trouve très justes, j'ai essayé d'en tenir compte ! Rien à voir, ou presque, mais je n'ai pas vu de président!
Pour pkdille : merci, j'avais un peu peur d'être lourde avec mes redites, mais si ça donne du rythme, c'est ce que je voulais !
Pour Amarula : Je crois qu'il est en fait jaune, mais rouge, je le sentais mieux !
Pour Bruno : merci beaucoup d'avoir pris le temps de me donner tous ces conseils, j'ai essayé de les appliquer du mieux que j'ai pu!

Posté par tiphaine, jeudi 24 mai 2007 à 19:04

euh... m'excuse... j'ai pas tout capté, moé. C'est pour quel concours ?

Posté par Didier, vendredi 25 mai 2007 à 16:02

Didier : un coucours de nouvelles du Havre auquel je participe depuis 4 ans (ce qui explique d'ailleurs, si tu as eu la curiosité de les regarder, que plusieurs des nouvelles publiées sur ce blog se passent dans cette ville, ce n'est pas une simple coïncidence!)

Posté par tiphaine, vendredi 25 mai 2007 à 19:58

Pas déçu du voyage...:-)

Il y a ( avait ?) donc un funiculaire au Havre, je ne connais que celui de Montmartre que je visualisais en te lisant....J'ai apprécié, j'ai ressenti une vraie "montée dramatique" dans ce texte, qui nous travaille au corps et nous laisse un peu hagards sur le quai désert....Dés le début on est pris dans l'action, l'image du serpent m'a un peu dérouté (même si chenille serait plus prévisible) ainsi que les ressorts de l'intrigue même si j'avais capté l'essentiel..Tu t'affirmes impériale en écriture ,aussi bien dans tes chroniques habituelles du "quotidien" que dans cette veine plus sombre, aux reflets noirs.

Posté par Kirlian, lundi 28 mai 2007 à 23:57

Kirlian : il y a toujours un funi au Havre, en ce moment, y'a aussi Sarko mais bon... un serpent tu disais? ;-)

Posté par tiphaine, mardi 29 mai 2007 à 19:38

Youpi ! Je fais partie des heureux gagnants ! Ma nouvelle sera bientôt publiée ! Merci pour vos précieux conseils !

Posté par Tiphaine, lundi 25 juin 2007 à 22:11

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