jeudi 24 avril 2008
Quand penser NUIT GRAVEMENT A LA SANTE mentale
Je t’ai dit que je n’attendais rien ?
Ce n’est pas vrai, j’attends l’impossible.
J’attends que les routes ne mènent enfin nulle part.
Je tombe et je me relève cent fois dans la journée.
Je me cogne la tête contre les murs de l’habitude.
Je ne sais pas quoi faire de mes mains.
Je n’arrive plus à écrire.
Une boule de nerfs, un truc en fusion permanente, une flèche sans destination, un cerceau qui tourne à vide, une seule idée en tête qui vient cogner douloureusement contre mon crâne.
Je marche, je respire, je vis.
J’essaie de ne plus penser.
L’obsession s’en va.
Elle revient plus violente encore.
Je ne me reconnais plus.
Je me sens tellement ridicule.
Le pire, c’est que ça ne change rien.
Mon ridicule ne me tue pas.
J’ai essayé d’occuper mon corps, je n’y arrive pas.
J’ai essayé de vider ma tête, je n’y arrive pas.
J’ai essayé d’imaginer ce jour où je serai libre enfin, je n’y arrive pas.
J’ai essayé de…
Elle revient plus violente encore.
Et c’est tellement facile de céder.
Ne pas faire payer les autres, ne pas déverser ma rage sur ceux que j’aime, ne pas les accuser de mon impuissance…
Une autre respiration.
Petite victoire.
Ne pas aller trop vite.
Je t’ai dit que je n’attendais rien ?
Ce n’est pas vrai, j’attends l’impossible.
J’attends que mes routes me mènent enfin nulle part.
Tu vois ce petit point là-bas ?
C’est moi, en route vers nulle part,
Là où tout arrive parce qu’on n’attend plus rien.
""Y'a une route.
Tu la longes ou tu la coupes.
Tu t'allonges et on te passe dessus,
Ou tu te lèves et on te tire dessus,
Mais, y'a une route.
C'est mieux que rien.
Sous tes semelles c'est dur et ça tient."

