El bolg

de la vie en vrac...

mercredi 14 mai 2008

Ce qui m'émeut/Ce qui me blesse

L’odeur de la terre mouillée/ Le couteau dans la plaie
Un père avec ses enfants/ Des enfants sans père
Ce qui dort/ le cauchemar qui te réveille
Les mots reçus quand je n’attends rien/ Les mots que je ne comprends pas
L’innocence qui rit aux éclats/ L’innocence souillée
Un vieux sur un banc/ Un vieux sur un banc
L’enfant qui naît, sentir sa peau, le toucher, le dévorer / Les prisons
Un air lointain/ Les hurlements
Les photos jaunies/ Les filles des magazines
Un baiser silencieux/ Les démonstrations
La faiblesse/ La force brutale
Les larmes/ Les larmes
L’œil des myopes/ La suffisance
Des initiales brodées sur un drap/ Les laisses
Le sifflement du train dans le loin/ La possession
Les souliers des enfants/ Le temps
Les accents/ Le refus de l’autre
Une femme devant une tombe/ L’oubli
L’arbre sur la colline/ Les tronçonneuses
L’écureuil qui me regarde/ Le chien qui attend
Une voix qui tremble soudain/ Les yeux qui fuient
La main qui défait le chignon/ La main qui cogne
L’empreinte d’un corps sur le lit/ L’absence
L’abandon/ L’abandon
Les sourires désarmés
Les sourires désarmés…

Posté par poutouland à 21:14 - en vrac - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Une larme silencieuse/ Une tête qui se baisse
Un père avec ses enfants/ Des enfants sans père
La main d'un bébé/ L'impératif
Un vieillard étonné/ L'humiliation d'un être humain
Pauvre Martin, Pauvre misère/ La bêtise d'une foule
L'hésitation de l'adolescent timide/ Le profit qu'en tire l'adulte sans scrupules
Le pardon d'amour/ Le mensonge
La vieille dame tout à l'heure qui traversait la rue avec un déambulatoire en se pressant au risque de tomber pour ne pas déranger et qui lève son bras squelettique pour s'excuser/ Les coups de klaxons des abrutis
L'odeur du talc "Borotalco"/ La Ligue du Nord
Le Maximilien du Chagrin d'école de Pennac/ Le Maximilien du Chagrin d'école de Pennac
Les enfants et les vieux/ Qu'on ne comprenne pas que toute notre richesse humaine est là, chez les enfants et les vieux
D'écrire là, ici, maintenant/ la compétition

Posté par Claudiogène, mercredi 14 mai 2008 à 22:04

Le souvenir de l'odeur de mes enfants juste sortis de mon ventre / La surmédicalisation des maternités
L'écoute d'un enfant / Le regard d'un enfant humilié par une claque dans la rue
Les fleurs des champs / Un champ sans fleur
La voix de quelqu'un que j'aime / Les hurlements d'un mari violent
Les larmes de mon homme / Les larmes de mes enfants
Les petits mots de ma fille / L'indifférence
Accompagner en famille une personne vers la mort / Les vieux qui n'ont jamais de visite à la maison de retraite

Merci pour cet exercice d'écriture nocturne... très bonne idée !

Posté par Marie, jeudi 15 mai 2008 à 01:03

La vie de tous les jours,la mort...et basta.

Posté par Anne Onim, jeudi 15 mai 2008 à 05:33

Ton blog m'émeut toujours, ne me blesse jamais...

Posté par Madison, jeudi 15 mai 2008 à 09:42

la Tiphaine sur son ordinateur/ la Tiphaine sur son ordinateur

Posté par l'époudetif, jeudi 15 mai 2008 à 11:46

... selon que la réalité ait réussi à dépasser la fiction ou non

Posté par l'époudetif, jeudi 15 mai 2008 à 11:59

:-)

Posté par Marie, jeudi 15 mai 2008 à 13:49

Dites, Tiphaine, me permettez-vous de suggérer à quelques amies de venir lire votre billet du jour ?

Posté par Papistache, jeudi 15 mai 2008 à 18:11

Papistache : Bien sûr, avec grand plaisir !

Posté par Tiphaine, jeudi 15 mai 2008 à 20:16

Je dis la classe, m'dame ;-)
Et bravo à l'époux, Claudio et Marie pour avoir emboîté le pas !
Bel exercice d'émouvation.

Posté par Didier, jeudi 15 mai 2008 à 21:21

Oh, oui qu'il est beau, ce billet!
Il me laisse même ... sans voix.

Bon, on est autorisées à venir lire celui-là, mais trop tard, j'ai déjà lu celui de jeudi en arrivant.

Il m'a bien plu, lui aussi.

Posté par val, vendredi 16 mai 2008 à 00:18

Ce qui m'émeut : tous mes souvenirs
Ce qui me meut : tous mes projets
ce qui me blesse : l'instant présent quand il est douloureux, heureusement je n'en garde pas trace dans ma mémoire et il ne fait pas partie de mon avenir....
Papistache a bien fait de m'orienter ici !!!

Posté par miss-ter, vendredi 16 mai 2008 à 01:09

Et bien...Je suis une fidèle de journal de Zep et je ne connaissais pas cet endroit!
Beau billet.

Posté par kloelle, vendredi 16 mai 2008 à 07:12

C'est superbe.

J'adore:

un vieux sur un bac/ un vieux sur un banc
un baiser silencieux/ les démonstrations
les larmes/les larmes

et puis j'aime bien aussi le com:
La Tiphaine sur son ordinateur/ La Tiphaine sur son ordinateur

si je comprends bien qui est "l'époudetif"...

Posté par tilu, vendredi 16 mai 2008 à 08:01

Didier : émouvation, quel mot terrible !
Val : tu es autorisée à revenir quand tu veux !
miss-ter : mes souvenirs, c'est vrai, je pourrais ajouter mes souvenirs moi aussi.
kloelle : journal de zep devant rester anonyme, on n'y trouve pas de lien vers el bolg. Bienvenue à toi, je suis heureuse de te trouver ici !
Tilu : merci ! Je ne sais pas si je comprends ce que tu comprends... Mais je tiens à te rassurer : je ne suis pas mon propre époux !

Posté par Tiphaine, vendredi 16 mai 2008 à 20:14

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