El bolg

de la vie en vrac...

vendredi 28 novembre 2008

Pour le dernier chant du Champix

Ce n’est pas un sujet très Youpi, mais c’est important, c’est pour cela que je le fais.
Depuis que j’ai parlé du Champix sur mon bolg, un nombre non négligeable de lecteurs tombe par hasard ici, espérant peut-être y trouver des informations sur ce médicament.
Jusqu’ici, pour ne pas lui faire de publicité, je l’ai affublé de divers pseudos. Mais c’est fini.
Le Champix, des laboratoires Pfizer, est un médicament dangereux.
Si vous en avez pris, si vous avez eu des effets secondaires indésirables, il faut le signaler à votre médecin et lui demander de faire un rapport de pharmacovigilance, c’est important. Si personne ne dit rien, le produit continuera à être administré et je suis persuadée que cela peut être dangereux.
Je vous explique, amis lecteurs from google.
Lorsque mon médecin m’a prescrit du Champix pour arrêter de fumer, en août 2008, je me suis dit que je n’avais rien à perdre, j’avais essayé plusieurs autres méthodes sans succès. Allons-y. Je suis cependant du genre à me méfier des médicaments, non que je juge qu’ils sont tous condamnables, bien au contraire, mais je suis d’un naturel méfiant… Je vais me renseigner sur internet, je parcours les forums, je lis des articles de journaux et je me rends rapidement compte que ce médicament est décrié, on l’accuse à plusieurs reprises d’être à l’origine de suicides et de dépressions sévères. J’en prends bonne note et je me dis : à moi, ça n’arrivera pas. Je crois que si je me mets à déprimer, je vais m’en rendre compte et donc arrêter le traitement, et puis pour ce qui est de l’envie de mettre fin à mes jours, je la trouve complètement stupide, ce n’est pas le genre d’idées qui me traversent l’esprit et je n’ai aucune raison de le faire. Rassurée donc.
Je commence le traitement. Il faut savoir que quand on prend du Champix , les quinze premiers jours, on n’est pas obligé de s’arrêter de fumer. Progressivement, on perd l’envie. Et c’est assez génial. Quand on a déjà essayé d’arrêter de fumer à plusieurs reprises, on connaît ces affreuses envies contre lesquelles il faut lutter (je sais depuis que ce n’est pas ainsi qu’il faut lutter, que le mot lutter d’ailleurs ne convient pas, allez voir là, vous comprendrez), c’est une torture. Là, aucune torture. De moins en moins d’envie de fumer. Cool. Tranquille. Oh, le délicieux médicament miracle, voyez comme je suis forte, je fume de moins en moins et ça fait même pas mal !
En même temps, petit à petit, une hypersensibilité qui se développe. Forcément, je m’en rends compte. Et je me dis que c’est normal, je n’accuse pas le Champix de ma modification d’humeur, j’accuse la cigarette. Ma cigarette est une béquille, elle l’a toujours été. Un truc qui régule mes émotions. Supprimer cette béquille, c’est leur laisser libre cours.
Je continue donc à prendre les médicaments. Et je vais de plus en plus mal. Mon entourage s’en rend compte et me conseille d’arrêter le Champix. Mais moi je m’accroche, j’ai envie d’arrêter de fumer, je ne peux pas laisser tomber. J’ai de plus en plus d’idées noires, une horreur grandissante à l’idée de retourner au travail, une agressivité qui enfle. Plus ça va, moins je me reconnais. Jusqu’au jour où me traverse l’envie fulgurante et irrépressible de jeter ma voiture contre un mur. Je freine à temps. L’espace d’un instant, j’ai été incapable de lutter contre cette idée impérieuse et odieuse. Je ne suis plus moi. Je ne m’obéis plus. Je croyais que mon bon sens suffirait à lutter contre les envies suicidaires, je me disais qu’un suicide ça se prépare et je me voyais mal organiser tout cela. Mais contre ces fulgurances, je ne peux rien. Je ne suis pas assez forte.
Je vais chez mon médecin, il me conseille de continuer le Champix parce que c’est pas bien  de fumer, et il me prescrit des antidépresseurs. J’ai arrêté le Champix de moi-même, je n’ai pas pris les antidépresseurs.
Trois mois sont passés. Les idées noires ne sont pas parties. Difficile d’accuser le Champix. Cette semaine, j’ai rencontré un psy qui m’a dit qu’on devrait retirer ce médicament du marché car il est à l’origine de sévères dépressions, j’ai lu aussi cet article du docteur Vincent grâce à cet autre article chez un air neuf. Je ne sais pas trop quoi en penser. Je crois que c’est peut-être trop simple d’accuser un médicament, il me semble que cette dépression couvait depuis plus longtemps. Sans doute, ce médicament a-t-il été le catalyseur, ou le révélateur de quelque chose de plus profond et qui n’était pas remonté à la surface. Serait-il resté caché sans Champix ? Je n’en sais rien du tout.
Je sais que le simple fait d’arrêter de fumer provoque des dépressions, je me dis parfois que ce qui a déclenché l’expression de mes symptômes c’est le fait de vouloir cesser de fumer. Il y a quand même un hic. C’est que je n’ai jamais arrêté de fumer. Même sous Champix, j’ai continué à fumer. Moins, c’est vrai, mais je n’ai jamais été sevrée.
Je n’ai pas de réponses tranchées sur le sujet, et ce n’est pas cela qui m’importe en ce moment. J’ai d’autres questions plus importantes à résoudre, et un chemin à retrouver.
J’ai tenu à écrire ce billet, pour témoigner de mon expérience à d’éventuels lecteurs qui seraient tentés de prendre ce médicament pour arrêter de fumer.
Réfléchissez bien.
Moi aussi je croyais que je saurais détecter les signes, je me sentais bien dans ma vie, je n’aurais jamais cru pouvoir un jour me retirer ainsi de moi et du monde.
Ne prenez pas le risque.
Si je n’avais pas été bien entourée, si j’avais fait confiance non à mes amis et à mon bon sens mais à mon médecin, j’aurais continué à prendre du Champix.
Et je ne suis pas sûre que je serais encore là pour en parler.


A tous ceux qui seraient victimes d'effets indésirables dûs au Champix ou qui souhaitent avoir des informations, je vous invite à consulter la catégorie "Champix" du blog un air neuf.
Pour connaître la liste des centres de pharmacovigilance ou avoir accès à la fiche de déclaration d'effet indésirable (à remplir et à porter à votre médecin car il est le seul à avoir autorité à le faire), je vous invite également à consulter ce billet sur le site d'un air neuf.

Je vous invite également à consulter le communiqué de presse de l'Afssaps, il est hélas édifiant ainsi que le site des médecins indépendants, le Formindep : http://www.formindep.org

Posté par poutouland à 17:47 - en rage - Commentaires [28] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

J'étais une "grande" fumeuse... et puis j'ai décidé de diminuer... J'étais arrivée à une par jour... mais en même temps, je m'empiffrais de patisserie et de chocolat... (peut-être aussi nocif pour les artères...)J'étais nerveuse, agressive... on ne me reconnaissait plus... J'ai donc décidé d'en fumer trois par jour... et uniquement à la maison... Maintenant, (depuis que je suis retraitée...) j'en suis à cinq par jour et je me sens bien... Je ne veux pas dépasser ce quota...

Posté par tilleul, vendredi 28 novembre 2008 à 20:19

Ahem... ben moi non seulement je n'ai jamais réussi à arrêter de fumer, mais en plus, je n'ai jamais réellement essayer. Je me dis à l'avance que j'en suis incapable, alors...

J'aime bien tes billets "coup de gueule", criant de sincérité.

je t'embrasse, Tiphaine.

Posté par Val, vendredi 28 novembre 2008 à 20:34

Je ne fume pas et ne connais donc pas les affres de la dépendance. J'ai suivi ton parcours avec Champix et je l'avoue, j'étais très inquiète, même après, quand tu n'en parlais plus. Je te souhaite de retrouver ton allant, avec ou sans béquilles. Tu arrêtais surtout pour une dent, elle est là, elle tient. Alors si fumer t'aide à te sentir bien, y a-t-il vraiment devoir à ne plus fumer.

Posté par Berthoise, vendredi 28 novembre 2008 à 20:40

Je me demandé si j'allai prendre du champix ou pas, je crois bien que je ne vai pas le faire. Merci pour les renseignements et bon courage.

Posté par Moustiq, vendredi 28 novembre 2008 à 21:47

Femmage

Tiphaine, sois encouragée dans tes combats.
Je relais ton témoignage sur mon blog.

Solidairement et bien amicalement,

Posté par LChe, vendredi 28 novembre 2008 à 22:11

Soignes toi bien ma mignonne. La dépression voilà une sale affaire, mais un chemin t'en trouveras un. Oui, et un beau même. Il ne faut jamais perdre espoir, jamais, l'espoir c'est la petite flamme qui aide à tenir.
Je t'embrasse et je te fais un câlin virtuel mais bien réel. Bon courage et prend bien soin de toi et de ton âme.

Posté par sandrine, vendredi 28 novembre 2008 à 22:14

Je pense à toi Tiphaine. Je t'embrasse.

Posté par Lucinette, samedi 29 novembre 2008 à 11:10

Mon expérience est la suivante :
j'étais un fumeur "moyen", quelques cigarettes par jour, parfois aucune.
Je n'ai jamais décidé d'arrêter de fumer.
J'ai entrepris un "travail sur moi", qui n'avait absolument pas pour objet d'arrêter de fumer.
un jour, je me suis aperçu que je n'achetais plus de cigarettes... Ce moyen compensatoire est comme tombé de lui-même...
C'était il y a plus de 20 ans...

Posté par alainx, samedi 29 novembre 2008 à 11:18

Je l'ai déjà écrit, j'ai fumé 16 ans, je ne fume plus depuis 12 ans. Je sais que je dois toujours rester vigilant, c'est toujours enfoui quelque part.
Je vais relayer moi aussi ton post sur mon blog.
Bises.

Posté par nikkos, samedi 29 novembre 2008 à 12:13

J'ai arrêté de fumer grâce au Champix car comme tu le dis, la dépendance disparait avec l'envie de fumer dès les premiers jours. Pour autant, je ne l'ai pris que trois/quatre semaines, non, en raison d'idées noires ou de tendances dépressives, mais à cause des cauchemars incroyables et très perturbants que cela provoquait chez moi, sans parler des nausées permanentes.

Mes nuits comptant autant que mes jours, j'ai finalement stoppé ce médicament, mais les trois semaines de ce médoc m'auront permis de passer le gué le plus difficile.

Cela fait maintenant plus d'une année que j'ai arrêté la clope, et avec le recul, je me dis que ce qui compte tout de même le plus, c'est bien la volonté et la motivation d'arrêter.

Posté par Dom, samedi 29 novembre 2008 à 13:26

...

Comme ce texte dégage à la fois de la souffrance, celle de l'individu, et de la malveillance, celle de l'industrie. Ce billet est une urgence.
Merci de l'avoir écrit et partagé.
Mais d'où vient ce sentiment que les femmes et les hommes des cobayes sont devenus ?
Et ces médecins... Des VRP ?
Et ces labos...
Pouah.
PS : si, il est youpi ce texte. Très.

Posté par Didier, samedi 29 novembre 2008 à 17:43

Oui, très !

Bon courage, ma Tiphaine...

Ton grand sourire nous manque !

Posté par Marie, samedi 29 novembre 2008 à 19:36

Bon courage.

Je suis arrivée là par l'intermédiaire de marie. Je relaie l'info sur mon blog demain matin.
Pour ce qui est de la dépression, je peux te soutenir. Ne néglige surtout pas la voix de la psycothérapie. C'est le chemin le plus sûr pour arriver à t'en sortir. Il faut d'abord que tu sortes de la dépression, avec ou sans cigarettes. Puis ensuite, quand tu seras bien stabilisée, tu verras pour la clope.
Pour ce qui est de la sortie de la dépression là, à ce moment de ta vie, à cause de ce medoc, c'est bien possible. Mais dis toi bien que la dépression touche en fait bien plus de gens qu'on ne croit. Et si elle n'était pas sortie tout de suite, elle serait sortie peut être dans 6 mois ou un an, va savoir. C'est un peu comme une pièce d'une maison dans laquelle tu emagazine tout un tas de choses douloureuses et inutiles... à force, il faut bien finir par y faire le grand nettoyage. Le medoc n'a fait que rapprocher la date.... Mais ton exemple est vraiment parlant. Il faut vraiment alerter le plus de monde possible.
Pour ce qui est du traitement de la dépression, il est probable que je peux t'aider en MP, si tu le désires. IL N'Y A PAS PLUS SALVATEUR QUE LA PAROLE... N'oublie jamais celà.
Je te souhaite encore bon courage.

Posté par salpiglossis, samedi 29 novembre 2008 à 21:16

Médecin sous dépendance

Bonjour,

Ce n'est pas que le Champix qui a failli vous tuer mais surtout le prescripteur, lui-même sous dépendance de l'industrie, et qui n'a pas rempli son rôle de barrière sanitaire dans l'intérêt du patient entre les pressions commerciales et le patient.

Pour votre santé, choisissez des médecins indépendants (voir le site du Formindep : http://www.formindep.org)

Posté par Julien Bezolles, dimanche 30 novembre 2008 à 10:06

Merci pour cette information, Julien.

Posté par Marie, dimanche 30 novembre 2008 à 11:43

Je trouve ca ecoeurant (le mot n'est pas encore assez fort) de prescrire ce genre de medocs en ayant connaissance des effets secondaires, et pire, de t'encourager a continuer!!
Ce billet est un vrai cri a la vie. Accroche-toi.

Posté par Janeczka, dimanche 30 novembre 2008 à 16:38

On ne vend pas de Champix dans le Prairie. A la limite, on pourrait trouver des champixnions hallucinogènes, mais ça s'arrête là. Je pense bien à toi. Tu traverses une période qui va te transformer. Tiens bon. Et deviens celle que tu dois être...Bon courage

Posté par Bruno, dimanche 30 novembre 2008 à 18:59

Tilleul : je te souhaite de réussir.
Val : je t'embrasse aussi.
Berthoise : en fait, je n'ai plus du tout de dent. Dois-je y voir un présage? ;-)
Moustiq :Merci.
LChe : Merci beaucoup à toi.
sandrine : j'adore les câlins. Merci !
Lucinette : Merci, des bises toi aussi.
alainx : Il ne me reste plus qu'à travailler alors. Merci pour le partage d'expérience, je crois que c'est dans ce sens que je vais moi aussi.
nikkos : Oui, je crois que ça reste à vie. Merci beaucoup pour le relai.
Dom : J'en suis heureuse pour toi, pour ma part j'ai l'impression que ma volonté n'entre pas vraiment en ligne de compte mais je ne suis pas encore au bout du chemin, j'y réfléchis.
Didier : Heureusement, tous les professionnels de santé ne sont pas incompétents ou corrompus, c'est juste que ce n'est pas toujours facile de savoir si c'est l'intérêt du patient ou du médecin qui est le plus fort, pas toujours évident hélas. Difficile ensuite d'instaurer une relation de confiance;
Marie : Merci. :-))))
salpiglossis : Qu'est ce donc que cet énigmatique MP? La parole est salvatrice tu as raison, c'est pour ça que je cause. Merci beaucoup pour le relai.
Julien Bezolles : Je connaissais le site mais merci de donner l'information, je vais compléter mon article. Merci.
Janeczka : Je vais m'accrocher.
Bruno : Des champixnions hallucinogènes? Je prends! (ça fait pas mal au moins les nions?)

Posté par Tiphaine, dimanche 30 novembre 2008 à 21:27

MP ? Peut-être pour "Message Privé" ?

Posté par nikkos, lundi 1 décembre 2008 à 12:56

Change de médecin !

Bonjour Tiphaine,

Ce qui me choque dans ce récit, c'est que ton médecin, malgré les risques supposés et tes envies de suicide, continue de te prescrire ce médicament! Le principe de précaution, il connait ?
Il a le droit (le devoir !) de s'informer, de douter. Ta santé, c'est d'abord TON problème, TA responsabilité.
Tu as eu raison d'arrêter le traitement. Change maintenant de médecin, va voir quelqu'un qui t'écoute, s'intéresse à la personne plutôt qu'à la maladie !

C'est-à-dire un praticien d'une autre médecine, naturelle, "humaine".

la vrai santé -durable!-, vient de notre mode de vie, de notre alimentation.
Pas d'un médicament chimique qui t'oblige à prendre en complément des anti-dépresseurs !

Je prescris donc :
- du sport;
- des soirées avec des amis;
- quelques massages;

Et remplacer la cigarette, à chaque fois, par un baiser, un câlin, une caresse dans le dos, un poutou !

Docteur Eric

Posté par Ericdessins, mercredi 3 décembre 2008 à 18:54

J'avais entendu parler des effets nocifs du Champix mais j'avais sous les yeux des collègues qui avaient arrêté grace à lui et qui allaient bien. Je me disais que finalement il faisait plus de bien que ce que je pensais. Jusqu'au jour où un autre de mes collègue l'a pris pour arrêter de fumer et là catastrophe, il avait des sautes d'humeur impressionnantes, il passait du rire aux larmes dans la journée, lui qui allait toujours de l'avant n'avait plus envie de rien. Et puis il a arrêté du jour au lendemain, je lui ai demandé ce qui l'avait fait arrêter, et il m'a dit qu'un jour à la chasse, il avait tourné le fusil vers lui en se disant "tiens je me mettrais bien une petite cartouche dans la tête". Là comme toi, il a arrêté le médicament. Et depuis ça va mieux, mais je vois que lui aussi à du mal à remonter la pente.
Et depuis cet épisode, j'ai cessé de conseiller à mon mari de prendre du champix pour arrêter de fumer.

Posté par magali, vendredi 5 décembre 2008 à 19:58

C'est curieux, les impressions qu'on peut avoir sur les gens. Je lis ton blog (de temps en temps) depuis quelques années et je ne t'imaginais pas fumeuse et encore moins dépressive.
A part ça, je partage ta méfiance vis-à-vis des médicaments. Je crois que je suis même pire que toi. L'idée d'avaler un produit dont je ne connais pas les composants m'est aussi insupportable que d'ingurgiter un plat les yeux bandés, servi par quelqu'un que je ne connais pas.
J'ai arrêté de fumer il y a 9 ans, du jour au lendemain, sans rien d'autre que mon envie de le faire. Je crois que j'étais prêt pour ça et que d'une certaine façon j'avais inversé le plaisir. Je veux dire par là que je me faisais plaisir en ne fumant plus. Ce plaisir nouveau n'a certes pas enlevé l'envie ponctuelle (surtout à l'apéro de mon bistrot, assis à une tablée de fumeurs*). Mais ce qui est bien, avec les envies ponctuelles, c'est qu'elles sont ponctuelles. Tu penses à autre chose pendant 5 minutes et elles se dissipent... comme fumée :-P
Bises


* Le monde a changé. Aujourd'hui, à l'apéro des copains, il m'arrive ponctuellement de me retrouver soudain seul à la tablée : ils sont tous dehors, devant la porte, à s'en griller une :-)

Posté par Stéphane, dimanche 7 décembre 2008 à 05:18

Quand je parlais "d'envie ponctuelle" d'une cigarette, dans mon commentaire précédent, j'ai omis de préciser que ces envies ponctuelles ont disparu assez rapidement (quelques mois, je suppose...)
Aujourd'hui, la fumée des autres ne me fait plus envie. Elle aurait plutôt tendance à m'incommoder.

Posté par Stéphane, dimanche 7 décembre 2008 à 05:24

Je regrette de ne pas être venue ces derniers temps-j'étais au courant des effets secondaires du médicament. Comme toujours, qui dit effet secondaire possible ne dit pas 100% de catastrophe. Ça dit un risque, une éventualité de survenue.
A nous de juger si la fréquence, la gravité des effets secondaires d'un côté et le bénéfice du médicaments, ou les risques encourus si l'on s'abstient de traiter font que le jeu en vaut la chandelle.
(Les risque du tabac sont toujours mieux tolérés dans la société que ceux des traitements.)
Mais compte tenu des autres alternatives possibles, compte tenu de la sévérité des possibles accidents dépressifs,je pense qu'il vaut mieux s'abstenir de ce traitement.
Voir la revue Precrire, revue indépendante
http://www.prescrire.org/aLaUne/dossierTabacVarenicline.php En tous cas, courage! Je me suis sevrée après 25 ans d'intoxication, avec quelques chouings dégueus et un profond ras-le-bol de la dépendance. Tout est possible sur ce chapitre, peut-être pas à n'importe quel moment de sa vie.
Des bises

Posté par anita, dimanche 7 décembre 2008 à 22:53

Du bon, du bon, du bienfait :-)

Salut chère Tiphaine
Comme je m'intérresse à tout ce qui fait du bien, je ne sais pas si je t'ai déja parlé des Fleurs de Bach, tu connais sans doute, ça peut vraiment aider à transmuter des etats intérieurs , l'essence florale agit de façon subtile sur le plan psychique et c'est entièrement naturel , sans aucun danger ! De même que les Cd de Bio Music (on peut les diffuser sans le son ) Kinéma, Arnica Montana, et Monte Cristo; voir leur site loriana.com et on les trouve aussi moins cher sur Amazon et PriceMinister.BISES de NOEL

Posté par Kirl, lundi 8 décembre 2008 à 23:50

J'ai pris du champix durant 2 mois. J'ai arrêté de fumer mais j'ai fini par tomber malade, gros problèmes de cytolyse hépatique qui se sont réglés au bout de trois mois. Perte de connaissance, bizarre, pas un simple malaise.
J'avais précédemment pris du Zyban qui m'avait flingué le foie, grand état de fatigue lié.

Signalé mais on ne peux pas affirmé que c'est à cause du champix, juste une concordance des faits...

Etat de petite déprime lié à l'arrête du tabac, mais pas de pulsion suicidaire.

A ce jour, je fume à nouveau.

Prochain essai avec des patch et de la volonté d'en finir avec la clope.

Posté par Eden, mercredi 10 décembre 2008 à 15:37

MP veut dire "message personnel".

Je viens aux nouvelles.
Oui, je précise parce que il arrive qu'on ait envie de parler, et qu'on pense que ce ne soit pas "posable" sur un blog. C'est pourquoi, si ça te dit, je t'ai proposé les MP. Par mail, quoi.
Je lisais un commentaire, là au sujet de la fleur de bach.(kirl) je suis d'accord avec cette théorie. Moi, suite à ce problème de dépression, un magnétiseur m'avait prescrit celà. Plus exactement, un "elixir floral micronutritionnel octagramic". Ce sont les laboratoire NTC qui fabriquent celà. Ca a pour effet de relancer l'energie fondamentale.
la composition est la suivante :
Rose ancienne.
huile de nigelle, de noix, de roses, d'olive, de poisson de mers froides, lait caprin, pollen liquefié, ambryons végétaux, lierre terrestre, lichen, eau de mer, sels de la mer morte, et du cachemire.
L'énergie fondamentale, c'est celle qui précisement déconne quand on est en dépression. C'est cher, mais c'est un spray qu'on met sous la langue, donc, facile à utiliser. Le flacon dure plusieurs années. Je te donnerai l'adresse, j'ai demandé une documentation, pour autre chose. ils livrent par la poste. C'est un truc très efficace... Pour moi, plus efficace que les antidépresseurs eux même . Car il prend le problème à la source.
Je n'ai pris des nouvelles que aujourd'hui, parce que je n'ai relayé ton article que aujourd'hui. Mieux vaut tard que jamais. Je m'excuse pour le retard.

Posté par salpiglossis, samedi 27 décembre 2008 à 23:38

D'un étudiant en 2è année de médecine fumeur et qui vient de commencer le Champix.

Bonjour,

Je m’appelle Jonathan, j’ai 27 ans et je vis au Québec. Tout d’abord, je veux te dire merci de nous raconter ton histoire. Ça m’aide à comprendre ce à quoi je pourrais être confronté.

Quand j’avais 20 ans, je faisais beaucoup d’acné et j’ai suivi un traitement par voie orale. Ce traitement s’appelle Accutane (aussi connu sou le nom de RoAccutane, commercialisé par Roche). Ce médicament est fantastique pour traiter l’acné. C’est mon dermato qui me disais ça et j’avoue que j’y ai cru pendant les premières semaines du traitement (ma peau devenait lisse comme celle d’un bébé et les boutons disparaissaient). Il y a un hic par contre… Le médicament à une foule d’effets secondaires : bouche sèche, peu sèche, pseudotumeur cérébri, maux de tête, teratogénicité, idées noires, parfois idées suicidaires. Bref j’ai pris ce médicament, et ça me mettait la déprime internationale ! Je faisait de l’évitement social, j’avais un malaise psychique constant, j’étais super méfiant, je croyais que les gens complotaient contre moi, j’étais triste sans raison apparente, j’étais labile émotionnellement… J’ai arrêté le traitement d’Accutane et tout est revenu dans l’ordre en 15 jours. Ce médicament, c’est de la grosse merde !! C’est presque de la chimiothérapie tellement qu’il y a d’effets secondaires. La MORALE de cette histoire, c’est que OUI, parfois les compagnies pharmaceutiques veulent juste faire du fric et que nous sommes des cobayes (la compagnie Roche à d’ailleur du se battre avec la FDA pour faire approuver ce médicament douteux). Mais en général, les médecins veulent bien faire. Seulement, comme un médicament a fonctionné pour les 100 premiers patients qu’un médecin à traité, il se peut que le médecin ai de la difficulté à croire que la déprime proviennent du médicament. Trouve toi un médecin plus flexible et plus ouvert d’esprit. On est ni des robots, ni des clones, mais bien des êtres humains, tous différents les uns des autres.

J’ai bossé 5 ans dans un lab de recherche en chimie organique à synthétiser des molécules pour traitement potentiel des infections urinaires. J’ai fait mon masters en chimie pharmaceutique. Les chercheurs sont pleins de bonnes intentions. On veut sauver le monde. Mais le corps humain et très complexe et on ne peut prévoir tout les effets secondaire d’un principe actif. D’ailleurs on découvre souvent par hasard qu’une molécule est biologiquement active et qu’elle pourrait devenir un médicament. L’homme cherche à manipuler les règles de la nature, mais on arrive bien mal a recréer ce que la nature a pris des millions d’années à accomplir.

Je suis moi-même un fumeur depuis que j’ai l’âge de 15 ans. Aujourd’hui, à 27 ans, je veux arrêter (je fume environ 15 cigarettes par jours et 25 pendant les périodes d’examens) et on m’a prescrit du CHAMPIX. Je suis maintenant étudiant en 2è année de médecine à l’université Laval (dans la ville de Québec). Cette semaine, on revenait des vacances de Noël. Un de me collègue étudiant a commencer le CHAMPIX au début des vacances. En le revoyant dans la classe à la rentrée, je trouvais qu’il avait l’air tout triste, ou au moins différent (c’est p-ê qu’une impression pour l’instant, mais je vais aller lui parler pour savoir s’il va bien, et s’il le faut, lui conseiller d’arrêter le Champix). Quant à moi, ça ne fait que 4 jours que je suis sur CHAMPIX. Pour l’instant, je me sens bien. Je dirais même que je me sens mieux. J’ai comme un regain d’énergie incroyable et la bougeotte. Seul point négatif, c’est les putains de nausées qui durent 15 minutes après que je gobe le médicament, mais ça se dissipe après. Je reste vigilant… Je sais qu’il est peut-être trop tôt pour savoir si le médicament ne va pas me foutre la déprime internationale. En tout cas, ton histoire ma fait réaliser l’importance de reconnaître les symptômes. Comme je ne sais pas si je les reconnaîtrais moi-même, je vais parler de mon cas aux gens autours de moi.
Poutouland, tu as bien fait d’arrêter le médicament. Ton médecin n’est peut-être pas suffisamment informé des dangers de l’acharnement thérapeutique. Et les médecins sont eux aussi des humains, donc ils font parfois des erreurs. Je te souhaite de bien te rétablir et je t’encourage à parler de ce qui t’afflige a tes proches (famille, les amis sur qui on peut toujours compter, certains collègues de travail, etc…).

PS : Moi, si je dois arrêter le traitement à cause d’effets secondaires trop incommodants, j’arrêterais en diminuant progressivement les doses. S’il est vrai que l’arrêt subit du tabac cause un sevrage (qui fait apparaître d’autres effets secondaires ou qui exacerbe les effets secondaire du tabagisme), c’est d’autant plus vrai pour le Champix.

Qu’est ce que le sevrage ?

Nous naissons avec des récepteurs stimulés par l’acétylcholine (un neurotransmetteur naturel). Il y a deux types de récepteurs à l’acétylcholine : les récepteurs muscariniques (dont l’agoniste exogène le plus puissant connu est la muscarine) et les récepteurs nicotiniques (dont l’agoniste exogène le plus puissant connu est la nicotine).

En commencent et en continuant à fumer, notre corps se rend vite compte que nos neurones sensibles à la nicotine sont sur-stimulés (il sont non seulement stimulés par l’acétylcholine de façon naturelle, mais aussi par la nicotine par-dessus le marché !). Pour revenir à l’homéostasie, le corps réagit : comme il ne peut pas éliminer la nicotine plus rapidement qu’il ne le fait déjà, il réagit en diminuant le taux de transcription d’ARN messager qui codent pour le récepteur nicotinique. En gros, ça veut dire que pour maintenir le même stimulus adéquat (l’homéostasie), il diminue le nombre de récepteurs nicotinique sur chaque neurones. Donc quand on est un fumeur, on a moins de récepteurs, mais c’est compensé par le fait qu’il y a plus de molécules (acétylcholine PLUS nicotine au lieu de l’acétylcholine toute seule) qui stimulent ces quelques récepteurs.

Seulement voilà… Quand on arrête de fumer subitement, il se produit le phénomène inverse. C’est ce qu’on appelle le sevrage. Notre corps est habitué à avoir moins de récepteurs, et tout d’un coup, on le prive de l’excès d’agoniste auquel il était habitué. Nos neurones sont soudainement sous-stimulés. C’est de là que naît le sevrage : on se sent mal, on est en carence, on ressent un vide, un manque. Moi je deviens super irritable, agressif, déprimé quand j’arrête subitement de fumer. C’est pour ça que je crois que le Champix peut m’aider, mais je vais faire de mon mieux pour rester alerte, sachant que la pilule magique parfaite, ça n’existe pas.

Qu’est ce qui arrive quand on prend du Champix ?
Le Champix a une plus grande affinité pour les récepteurs nicotinique que la nicotine et l’acétylcholine. Le Champix se fixe donc préférentiellement aux récepteurs. Toutefois, même s’il s’y fixe, il ne le stimule pas autant que la nicotine le stimule. Le Champix est ce qu’on appelle un agoniste partielle qui possède une affinité élevée. Ce médicament n’est rien d’autre qu’une béquille.

Si on ne considère que ces explications scientifiques, la meilleurs façon d’arrêter, ça serait d’arrêter de fumer progressivement, pour permettre à nos neurones désensibilisés de se resensibiliser progressivement au taux normaux d’acétylcholine présent dans notre organisme. Mais pour y arriver, il faut une discipline incroyable et une constance irréprochable. Selon moi, c’est beaucoup plus difficile pour les gros fumeurs (> 20 cigarettes par jours) que pour les petits fumeurs. Tôt ou tard, on risque de rechuter… Mais, il ne faut pas se décourager. On a le droit de faire des petites erreurs ponctuelles. Le tout, c’est de ne pas se décourager et de reprendre notre plan de lutte contre le tabac. Ce n’est pas rien. La dépendance à la nicotine est souvent comparée à la dépendance à l’héroïne tellement le sevrage est difficile à traverser.

Au delà du sevrage physique, il y a le sevrage psychologique. Et là, les médicaments ne sont pas très efficace. Pour un fumeur, le fait d’allumer une cigarette est une habitude du quotidien. Ce geste est très dur à bannir. Il faut y trouver des substitues saints.
Moi je me suis payé un pass de saison pour faire du Snowboard tous les soir après les cours (au Canada, skier ou surfer sur les montagnes est abordable). Ce sera ma nouvelle drogue.

Alors comment faire pour arrêter de fumer (Avec ou sans Champix) ?

« Votre missions, si vous l’acceptez…»

MON PLAN D’ACTION À MOI :

1 - Très important : « Pourquoi j’arrête… les raisons qui me motivent» :

- Le cancer du poumon, la MPOC, le cancer du côlon, de la prostate et les métastases cérébrales qui sont des maladies progressivement invalidantes (en gros, des maladies qui causent une mort lente et souffrante).
- Pour rouler des pelles à ma copine sans que j’ai le goût d’un cendrier et ainsi favoriser un perfectionnement continuel dans l’art du baiser.
- Pour être plus tolérant à l’hypoxie d’altitude (je suis des cours pour devenir pilote privé).
- La clope peut rendre impuissant, Aie!!!!!!!
- Pour donner l’exemple à mes futur patients, pour leur raconter mon histoire de fumeur et comment j’en suis venu à bout.
- Pour avoir une meilleur tolérance à l’exercice et un cœur en santé.
- Pour ne pas puer la clope.
- Pour mieux goûter les aliments, pour mieux discerner les aromates d’un bon vin rouge.
- Pour pouvoir rester concentré quand j’étudie sans être l’esclave de la clope pour être alerte.
- Pour pouvoir voyager en avion sans être en manque de clope.
- Pour pouvoir faire l’amour sans penser à m’en allumer une.
- Pour causer la faillite des multinationales de tabac
- Pour que l’argent alloué à notre système socialiste de santé (RAMQ) soit dépensé pour d’autre chose que pour le tabagisme.
- Pour faire diminuer nos taxes.
- Pour pouvoir plonger en apnée plus longtemps.
- Parce que pour avoir l’air cool de nos jours, la clope n’est plus indiquée.
- Pour ne plus faire de bronchites chroniques.
- Parce que CA ME COUTE 100 dollars par mois Tabarnak !

2 - Fixer une date butoir d’arrêt complet (Moi, j’arrête complètement le 27 janvier).

3 - Fixer une date pour commencer à la désecalation tabagique (moi, je commence à diminuer la clope le 14 janvier).

4 - Trouver des substitues sains à la cigarette…

- Manger du beurre de cacahouètes (à mi-chemin entre le paradis et la damnation) et boire plus de thé vert (les catéchines du thé vert japonais sont de puissant anti-oxydants contre le cancer !)
- Faire du surf des neiges.
- Faire l’amour plus souvent (au moins tous les trois jours --> ça réduit le risque de cancer de la prostate de moitié).
- Faire du vélo.
- Courir.
- Me brosser les dents à chaque fois que je veux en allumer une.
- Faire 40 pompes (push-ups) chaque fois que je ressent le besoin d’en allumer une.
- Mettre 50 cents dans ma tirelire chaque fois que je réussit à ne pas en fumer une (donc environ 5 dollars par jours)!
- M’obliger à aller draguer une jolie fille à chaque fois que je ressens le besoin d’allumer une cigarette (merci mon dieux, je suis pas encore marié lol).
- etc…

5 – DÉMARCHE (que je vais essayer de suivre)

1) 14 Jan --> 15 clopes, (Champix 0,5mg ID)
2) 15 Jan --> 12 clopes (1 par heure), (Champix 0.5mg ID)
3) 16 Jan --> 11 clopes, (Champix 0,5 mg ID)
4) 17 Jan --> 10 clopes, (Champix 0,5 mg BID)
5) 18 Jan --> 9 clopes, (Champix 0,5 mg BID)
6) 19 Jan --> 8 clopes, (Champix 0,5 mg BID)
7) 20 Jan --> 7 clopes, (Champix 0,5 mg BID)
8) 21 Jan --> 6 clopes, (Champix 1,0 mg BID)
9) 22 Jan --> 5 clopes (1 par 2 heures), (Champix 1,0 mg BID)
10) 23 Jan --> 4 clopes, (Champix 1,0 mg BID)
11) 24 Jan --> 3 clopes (au petit-déjeuner, après déjeuner, après dîner) (Champix 1,0 mg BID)
12) 25 Jan --> 2 clopes, (Champix 1,0 mg BID)
13) 26 Jan --> 1 clope, (Champix 1,0 mg BID)
14) 27 Jan --> 0 CLOPE ! (Champix 1,0 mg BID)
15) 28 Jan --> Snowboard (Champix 1,0 mg BID)
16) 29 Jan --> 40 Pompes PRN (Champix 1,0 mg BID)
17) 30 Jan --> Bonne bouffe (Champix 1,0 mg BID)
19) 31 Jan --> Thé vert PRN (Champix 1,0 mg BID)
20) 1 Fév --> Branlette PRN, (Champix 1.0 mg BID)
21) 2 Fév --> Course autour du campus universitaire PRN (Champix 1,0 mig BID)
22) 3 Fév --> Bon vin (1 verre), bon film, (Champix 1,0 mg BID)
23) 4 Fév --> Snowboard, (Champix 1.0 mg BID)
24) 5 Fév --> Brossage de dent PRN, (Champix 1.0 mg BID)
25) 6 Fév --> Draguage de gonzesse PRN (Champix 1.0 mg BID)
26) 7 Fév --> Bonne baise PRN (Champix 1.0 mg BID, Préservatifs Trojan Magnum PRN)
etc…..
90) Arrêt du Champix, début de la liberté.

Il ne faut pas essayer… Il faut réussir, avec ou sans Champix !

Jo

Posté par Jonathan, samedi 17 janvier 2009 à 23:09

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