jeudi 5 novembre 2009
VIVAMUS
Vivamus mea Lesbia, atque amemus,
rumoresque senum severiorum
omnes unius aestimemus assis!
soles occidere et redire possunt:
nobis cum semel occidit brevis lux,
nox est perpetua una dormienda.
da mi basia mille, deinde centum,
dein mille altera, dein secunda centum,
deinde usque altera mille, deinde centum.
dein, cum milia multa fecerimus,
conturbabimus illa, ne sciamus,
aut ne quis malus inuidere possit,
cum tantum sciat esse basiorum.
Catulle, Carmina 5
Commentaires
Ah putin-us putin-ae ça fait du bien !!!! :-)
Mais c'est un peu court non ? :-) je t'ai pris de court ? :-)
Bref, gros bisous!
là je me sens un peu exclus ....
Loustic, tu ne sens pas la beauté des sonorités dans les langues étrangères ou les langues anciennes ? Une langue c'est aussi une musique, une pensée, une culture....Il y a des gens qui parlent latin, ce n'est pas réservé à une élite d'apprehender le monde dans son immense diversité.Hier Bernard Werber expliquait que les frontières des pays sont artificielles et c'est exactement la même chose avec les frontières que nous les êtres humains nous donnons.Etre vivant pour moi c'est ne pas cesser de s'ouvrir à tout ce qui est et sentir que l'ouverture n'est pas "de facto" (lol) une menace..
heu....
oui ok, daccord, mais bon , quand même ....
Au sortir du CM2, peu quittaient l'école communale pour la 6e. Parmi les rares élus qui la quittaient, les fils des riches allaient au Lycée les fils des pauvres au CEG. Au CEG, on entrait en "6e moderne". Moderne, ça faisait riche, mais on a quand même reçu une culture de pauvres.
Bon, mon latin est lointain, mais je crois saisir le fond du truc. Et je trouve que c'est joli.
je n'ai pas voulu laisser tout de suite de traduction, pour que vous puissiez profiter de "l'étrangeté" du texte, en voici cependant une :
Vivons, ma Lesbie, aimons-nous et à tous les commérages des vieillards trop sévères, donnons la valeur d'un sou.
Les rayons du soleil peuvent mourir et renaître ; pour nous, une fois que la brève lumière s'est éteinte, c'est une seule nuit éternelle qu'il faut dormir.
Donne-moi mille baisers, et puis cent, et puis mille autres, puis une seconde fois cent, puis encore mille autres, puis cent.
Ensuite lorsque nous nous serons embrassés des milliers de fois, nous brouillerons les comptes pour ne plus les reconnaître, de peur qu'un esprit malin ne puisse nous jeter le mauvais oeil lorsqu'il connaîtra le nombre de nos baisers.
La traduction est sous la direction de Caroline CARRAT.
Le lire en latin, c'est prendre un bain de mousse, avec tous ces "mus".
Ca fait voyager, en tout cas !
beauté des sons,musique des mots ...
un peu comme des paroles magiques, incantatoires , mystérieuses...
quel pied !
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