El bolg

de la vie en vrac...

lundi 14 avril 2008

Dixième ou première semaine

Je n'abandonne pas, je recommence.
A l'instinct.
Presque à l'instinct.

Posté par poutouland à 16:21 - Attention travaux - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 3 avril 2008

Huitième et dernière semaines

Je recommence.
Je ne sais pas si je reprends, ou si je pars sur un nouveau chemin.
Je suis dans une impasse.

Je sais écrire, ça ne m'est pas difficile. Je pourrais continuer à aligner les mots. Il me faut plus.
Il me manque l'émotion, les mots qui viennent du cœur.
Je n'ai pas envie de continuer pour continuer. Je balance.

Mon histoire se tient, mais elle est trop attendue, trop manichéenne peut-être. Pleine de bons sentiments aussi.  J'ai réfléchi à ce que j'espérais d'un bon roman. Une belle histoire, c'est vrai, mais cela ne me suffit pas. Mon "coach" m'a demandé quels étaient les textes que j'avais écrits que je préférais. Je ne jure que par les histoires, j'aurais dû choisir une de mes nouvelles ou encore un incroyable mais vrai. Ce n'est pas ceux que j'ai retenus pourtant. C'est déstabilisant de comprendre ça mais il vaut mieux que je le comprenne maintenant. Mon homme me dit que je peux continuer mon roman, en le reprenant, que ça me fera comme un entraînement. Peut-être. Mais comment continuer un roman pour lequel j'ai autant de doutes?

Ce n'est pas facile de renoncer.
Il m'a fallu beaucoup de temps pour que cette histoire tienne debout, aurais-je le courage de l'abandonner? Aurais-je le courage d'en commencer une autre?  Je n'ai pas la moindre idée pour commencer un autre roman. Et puis il y a la question de la technique. Les textes que je préfère sont ceux que j'ai le moins travaillés, ceux pour lesquels les mots sont venus comme ça, juste au bout de mes doigts. Je ne sais pas si je dois faire un scénario bien construit, des fiches de personnages, des cartes des lieux, choses qui ne me sont pas du tout familières et qui me semblent même rebutantes. Faut-il que je pose d'abord une structure, même si c'est pour mieux pouvoir m'en détacher ensuite?
Je n'ai jamais de plan quand j'écris, je ne connais jamais la fin. La fin se construit au fur et à mesure, elle n'est finalement que celle qui s'impose au dernier moment quand toutes les autres issues ont été envisagées et ont capoté. Il en va de même pour mes personnages. Ils commencent par être flous et ils se construisent peu à peu, je les découvre en même temps que le lecteur d'une certaine façon. Ils se construisent avec l'histoire, ils changent, ils sont surprenants. C'est aussi ce que j'aime lorsque je lis un roman, découvrir peu à peu les personnages, je déteste ceux qui sont stéréotypés.
Je balance entre deux romans, entre deux manières d'écrire.
Je ne sais pas où je vais.
J'attends l'étincelle.

 

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Posté par poutouland à 16:43 - Attention travaux - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 25 mars 2008

sixième et septième semaines

Quatre pages.
Essentiellement des dialogues.
C'est dur les dialogues...
Peur de lasser le lecteur.
Peur de me lasser.
Envie de dénoncer.
Surtout pas de "retenue".
Peur du trop politique au détriment du "poétique".
Je voudrais faire un roman, pas un pamphlet.
Un pamphlet romanesque?
A creuser !

Posté par poutouland à 22:47 - Attention travaux - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 26 février 2008

Quatrième et cinquième semaines

Presque rien.
Pas une ligne.
Une presque idée.
Je laisse infuser...

Posté par poutouland à 16:49 - Attention travaux - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 12 février 2008

Deuxième et troisième semaines

Je ne compte plus. Enfin, plus trop. Moins.
La première semaine, j’ai écrit 6 pages, j’en suis à dix maintenant. Dix pages que je relis, retravaille. J’avance à plus petits pas. Je ne sais toujours pas exactement où je vais, ça évolue, ça change, mes personnages font leur loi, j’ai du mal à leur imposer ma volonté, si j’en ai une. J’ai toujours été impressionnée par ces auteurs qui disaient qu’ils étaient « dépassés » par leurs personnages, je comprends un peu mieux. C’est comme s’ils avaient une autonomie propre. Peut-être sentent-ils que je n’ai rien encore « fixé » de définitif, alors ils en profitent, les bougres ! J’explore de nouveaux chemins, avec plus ou moins de bonheur. Ces derniers jours j’ai beaucoup supprimé et remanié. Je me relis et j’ai soudain l’impression que c’est affreusement nul… Je recommence alors. J’essaie à nouveau. J’ai la chance d’avoir des amis qui m’éclairent. Mon chéri qui a une confiance presque aveugle en moi, m’aide à faire taire mes innombrables doutes. Ma maman est la spécialiste en orthographe et en références religieuses, c’est ma caution ! D’autres amis m’apportent des petits rayons de soleil en me disant qu’ils ont ri ou souri à certains passages et je me dis alors que ce que j’écris n’est pas si hermétique que ça ! Il faut si souvent que je sorte la grosse pancarte « humour ! » quand je fais une boutade, sinon, c’est le bide ! C’est d’ailleurs souvent le bide, je ris toute seule et les autres me regardent d’un air étonné !
Et puis il y a mon ange gardien, qui ne ménage pas ses critiques, qui prend le temps de décortiquer chaque mot. Parfois, ça fait mal, alors je bougonne, mais ça me fait avancer aussi et surtout.
La quatrième semaine pointe le bout de son nez (les semaines commencent le mardi !), je vais sans doute aller de l’avant, faire progresser mon histoire, essayer en tout cas, et tenir compte des conseils qui m’ont été donnés. Pour tout vous dire, j’ai l’intrigue, en gros, mais je pourrais (je l’ai d’ailleurs fait !) la faire tenir en une seule page. Il me faut donc délayer dans le temps en évitant de faire du remplissage. C’est difficile pour quelqu’un qui a toujours écrit des textes courts ! Il me faut aussi éviter le patchwork de petits morceaux, créer du lien ,comme on dit chez les politiques.
A part ça, dans la vraie vie, il faut continuer à aller au travail, s’occuper des loupiots malades, remplir le caddie sans aller au golf, aspirer les moutons qui ont élu domicile sous le lit…
A part ça, dans la vraie vie, vous pouvez passer près d’une heure à nettoyer votre salon parce que vous avez eu la mauvaise idée de crever accidentellement (qui serait assez fou pour le faire volontairement ? !) un coussin d’allaitement et que les millions de petites billes en plastique se sont insidieusement répandues absolument partout, jusque dans les oreilles de votre petite fille ! Quand vous approchez l’aspirateur, les billes viennent se coller tout autour par electro statisme (ou un truc comme ça !) mais ne veulent pas se laisser aspirer, elles volent par dessus le sac poubelle dans lequel vous vouliez les enfermer, elles s’accrochent au plafond aussi !
A part ça, il paraît que la justice est lente mais il a fallu moins d’une semaine à notre président pour gagner son procès contre Ryan Air…
A part ça, je me fiche de savoir quoi que ce soit à propos d’un sms envoyé ou pas par ce même président.
A part ça, y’a des gens qui ne peuvent pas s’acheter de médicaments parce que c’est trop cher, à part ça les urgences sont remplies de patients qui ne peuvent pas avancer les frais du médecin, à part ça, les franchises continuent à dézinguer un système de santé qui était déjà en souffrance…
A part ça, j’ai appris à connaître un peu mieux les conditions de travail des caissières…
A part ça, dans toutes les académies qui avaient mis en place « l’école après l’école », à savoir « l’occupation » de tous les élèves de 16 à 18 heures conformément aux vœux du ministre et du président, on vient d’apprendre qu’il n’y avait plus d’argent pour payer les professeurs et intervenants. On revient à zéro. Tout ce qui a été mis en place est balayé…
A part ça, il fait beau depuis une semaine, on peut le dire aussi, ça ne mange pas de pain.
A part ça, j’ai mal de ce qui se passe dans ce pays que j’aime.
A part ça, ma vie continue.

Posté par poutouland à 12:16 - Attention travaux - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 28 janvier 2008

Première semaine

C’est comme si j’étais devenue une compteuse, vous avez bien lu, une compteuse, pas une conteuse. Je compte le nombre de pages écrites, j’évalue celles qui me reste, je me fais mes statistiques, j’envisage le temps qui me reste. Si j’écris 4 pages par semaine (ce qui me semble beaucoup, même si pour cette première semaine j’en ai écrit 6 ), et sachant que j’aimerais en écrire 50, il me reste donc environ 11 semaines, soient presque 3 mois. Mais si je n’en écris que deux, ou si j’en écris six, que se passe-t-il ? Je compte… J’estime le nombre de pages en format de poche que donne une feuille A4 de mon traitement de textes, j’ai un rapport de 2.5, je multiplie, 50 pages donc 125 pages en poche, un petit roman. Je compte. Sur mon agenda, j’ai recopié une suite qui va de 1 à 50, j’entoure au fur et à mesure de ma progression en me disant, voilà, là, j’ai fait un vingtième, là, j’aurai fait un dixième, là, ce sera le milieu, plus que tant de pages avant le quart, avant le milieu, avant la fin…
Je compte.
J’ai beau trouver ça ridicule, me dire que je suis incapable de tenir une telle organisation, j’ai beau refaire chaque jour de nouveaux calculs stériles, je compte. Même la nuit, même dans mes rêves.
Je sais qu’un roman ne se juge pas à son nombre de pages mais c’est ce qui m’angoisse le plus pour le moment. Vous vous souvenez peut-être que ce qui m’a toujours retenue d’écrire un roman, c’est le fait de me croire incapable d’aller plus loin qu’une nouvelle. Je ne connais jamais la fin de ce que j’écris, d’une certaine façon, j’avance les yeux fermés. Une page, deux, trois et voilà. C’est fini. Pour la première fois, je viens de dépasser les six pages, c’est déjà un exploit, ça devrait me rassurer. Ben non, ça ne me rassure pas vraiment. J’ai fait une sorte de scénario qui tient sur une seule page de mon cahier à spirales, je surligne au fluo ce que j’ai déjà dit, le quart à peu près. 6X4 = 24… pas 50. Il faut que je me creuse la tête, que j’invente de nouvelles rencontres ou ça va vite finir cette histoire… J’ai beaucoup de mal à planifier mon histoire, tout se passe comme si je n’avais pas envie de connaître la fin, c’est vrai d’une certaine façon, j’aime les livres ouverts et je laisse une chance à tous les possibles. C’est inconfortable, quand même…
Alors je compte, comme quand j’étais plus jeune et que je souffrais de divers T.O.C.,… Quand je revenais de Paris vers chez mes parents, dans le train, je comptais le nombre de fois ou j’apercevais le château de Versailles de ma fenêtre. Il fallait absolument que ce soit un nombre pair où ça irait mal, forcément ! Je comptais le nombre de lettres qu’il y avait dans une phrase, il fallait que ça tombe sur un multiple de cinq, si ce n’était pas le cas, je répétais la phrase en boucle jusqu’à ce que ça marche…
Peut-être que c’est juste parce que c’est le début. Je compte parce que c’est le seul moyen que j’ai de maîtriser ce qui m’échappe, d’emprisonner l’aléatoire dans des normes. Il ne me reste plus qu’à lâcher prise, un peu…
C’est pas gagné, je peux compter là-dessus !

Posté par poutouland à 14:16 - Attention travaux - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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