samedi 15 mars 2008
Haïku n° 27
- - - - - - - --
Pour les éclaireurs
Jamais de demi-mesure
A Baden Baden
- - - - - - -
mercredi 16 janvier 2008
Rue Rodin ( Haïku 25-26)
- - - - -
Ambiance musicale : Che Cossè L'Amor, Vinicio Capossela
Au bord du trottoir
Ma gitane en équilibre
Mon amour sans filtre
Mon cœur à ta bouche
On ne filtre pas l’amour
Dans la rue Rodin
- - - -
jeudi 10 janvier 2008
Haïkus n° 23 (et 24)
- - - - -
Poussières d’ancres
Si le poète balaie
Le bateau s’envole
Le bateau s’envole
Si le poète balaie
Poussières d’encres
- - - - -
Au bord du chemin
Le poète à bicyclette
Brandit son balai
lundi 15 octobre 2007
Haïku n° 22
- - - -
Miracle d’automne
- - - --
Sur le banc des vieux messieurs
- - - -
Une vieille dame
- - - - -
dimanche 16 septembre 2007
Haïku n°21
- - - - -
Un lopin de ciel
A portée de la main
Le volubilis
- - - - 
- - - - -
jeudi 30 août 2007
haïkus (?) n°18, 19, 20
- - - -
- - - - - - -
Une poupée ivre
A titubé jusqu’au lit
Tu fermes les yeux
Comme des poupées
Nous faisons semblant de vivre
Afin de ne pas
Une poupée ivre
A titubé jusqu’au lit
Tu fermes les yeux
Comme des poupées
Nous faisons semblant de vivre
Avant de ne plus
- - - -
jeudi 5 juillet 2007
Haïku n° 17
- - -
Dans ma boîte aux lettres
Des nouvelles du soleil
Un lézard curieux
- - - -
lundi 18 juin 2007
haïku n°16
- - --- -
Au bord de la route
Qui se souvient de toi ?
Des fleurs en plastique
- - - ----
mercredi 9 mai 2007
haïku n°15
----
Jamais assez loin
Il met en scène son film noir
Le vrai con Maltais
-----
dimanche 25 mars 2007
Au commencement était le verbe...
Quand je prends la petite route qui mène au village voisin, je croise des vergers en fleurs, des champs parsemés de cactus et d’agaves, des arbres tordus par d’anciennes flammes, des ruchers perchés sur une colline et tout au loin à l’horizon les montagnes enneigées.
Quand je prends la petite route, je ralentis toujours à un endroit bien précis sur ma droite. En bord de chemin, dans un champ abandonné, se dressent trois cabines téléphoniques anglaises. Deux rouges et une bleue, emballée dans un grand plastique transparent.
Je ne sais pas qui les a mises là, je ne sais pas à quoi elles peuvent bien servir ni même si celui qui les a déposées en ce lieu insolite cherchait une quelconque utilité. Probablement pas.
Trois cabines téléphoniques pour les abonnés absents.
Trois cabines téléphoniques pour les appels de détresse.
Trois cabines téléphoniques pour les poètes en goguette.
--
--
Au milieu de rien
Trois cabines téléphoniques
Sainte trinité
--
--

