dimanche 20 avril 2008
Rétention de Sûreté : une peine infinie
"Pour soutenir cette initiative et les futurs opus de la série "Réfutations" vous pouvez acheter le DVD 12 € (frais de port inclus) par paiement en ligne sur le site www.lautrecampagne.org ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris. Merci de nous informer de toutes initiatives afin que nous relayons l'information sur nos différents sites."
Vous pouvez visionner le reste du film sur www.lautrecampagne.org
Si vous voulez signer l'appel pour
l'abolition de la
loi :
http://www.contrelaretentiondesurete.fr
mardi 15 avril 2008
Pourquoi faut-il toujours que nous allions vers ce que nous connaissons ?
Pourquoi faut-il toujours que nous allions vers ce que nous connaissons ?
Quand j’invite des amis, je leur demande souvent de choisir la musique. Jamais, je dis bien jamais, l’un d’entre eux n’a choisi spontanément d’écouter quelque chose qu’il ne connaissait pas.
Découvrir, essayer, prendre le risque… juste pour le plaisir…
Parce que le risque, il n’est pas bien grand. Quoi ? On écoute un morceau et on ne l’aime pas ? Et alors ? !
D’autant plus que ce n’est pas parce qu’on n’aime pas la première fois qu’on va détester toute sa vie, c’est parfois même l’inverse. Il en va ainsi de plusieurs livres que j’ai lus et que j’ai tout d’abord détestés, « Madame Bovary » si vous voulez un exemple, il en va ainsi de plusieurs films qui m’ont fait me lever de ma chaise pour quitter la salle tellement ils étaient insupportables et qui sont devenus des trésors à mes yeux : « C’est arrivé près de chez vous » et « Le regard d’Ulysse » si vous voulez des exemples.
Pourquoi faut-il toujours que nous allions vers ce que nous connaissons ? Allez, soyons honnête, je dis nous mais je pense vous…
Franchissons une étape et généralisons : ce que je viens de dire n’est pas seulement valable pour les livres, les musiques ou les films, il est valable pour tout. Nous avons peur de celui qui ne nous ressemble pas, nous avons peur de ce que nous ne connaissons pas. Allez, soyons honnête, moi aussi j’ai peur parfois.
Il serait temps que nous ne raisonnions plus avec nos habitudes, avec cette tête que nous nous sommes formatée tout seuls comme des grands cons !
C’est facile de dire que c’est la faute de l’autre. C’est toujours la faute de l’autre.
C’est aussi la faute de l’autre qui est en moi, de cet autre que j’étouffe parce que j’ai peur de l’écouter.
Il serait temps que nous osions.
Il serait temps que nous prenions des risques.
Il serait temps que nous ayons confiance en notre cœur.
Il serait temps que nous vivions.
jeudi 10 avril 2008
Pendant que la flamme cache l'incendie
Connaissez-vous Baba Traoré, Chulan Zhan Lui, ou John Maïna ? Peut-être avez vous juste entendu parler d'UN Malien, d'UNE Chinoise et d'UN Kenyan... Pendant que certains crèvent de façon indigne dans notre pays, d'autres s'offusquent des droits de l'homme qui ne sont pas respectés en Chine ou ailleurs. Je voudrais me lever et quitter la salle de spectacle. Assez des défilés de carrosse, assez des "je l'ai dit à l'insu de mon plein gré", assez des tours de carrosse, assez des tenues de la reine et des montres du roi. Je suis en colère et je n'aurai pas la force de faire ce long billet rageur prévu initialement.
Pour tous ceux dont nous ignorons le nom, à tous ceux dont l’identité est volée par la caricature de notre «pensée» je voudrais dédier un extrait de ce morceau qui est un des plus beaux que je connaisse :
mardi 18 décembre 2007
Quelqu'un m'a dit...
On me dit qu’une femme est morte ce matin,
Quelque part dans un square, du givre sur les mains.
On me dit qu’en prison les détenus s’entassent
Qu’à force d’enfermer, il n’y a plus de place.
Pourtant quelqu'un m'a dit...
Que tu riais encore,
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu riais encore.
Serait-ce possible alors ?
On me dit qu’il nous faut travailler encore plus,
Qu’il faut se lever tôt, et gagner toujours plus,
Paraît que le bonheur est bien loin du plumard,
Achetez, travaillez, vous vous r’poserez plus tard!
Pourtant quelqu'un m'a dit ...
Que tu rêvais encore,
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu rêvais encore.
Serait-ce possible alors ?
Mais qui est ce qui m'a dit que toujours tu pensais ?
Je ne me souviens plus c'était tard dans la nuit,
J'entend encore la voix, mais je ne vois plus les traits
"Il pense, c'est secret, lui dites pas que je vous l'ai dit"
Tu vois quelqu'un m'a dit...
Que tu pensais encore, me l'a-t-on vraiment dit...
Que tu pensais encore, serait-ce possible alors ?
On m' dit qu' l’égalité des chances, c'est d’hier,
Que les banlieues crient sous les jets du karcher
On me dit que les vieux crèvent dans les hospices
Qu’il n’y a plus rien à faire, ni même rien à dire
Pourtant quelqu'un m'a dit que...
Que tu aimais encore,
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu aimais encore.
Serait-ce possible alors ?
mardi 20 novembre 2007
Pour info
Panafieu refuse de parler du régime des députés.
On se demande bien pourquoi...
Elus : le régime TRES spécial...
jeudi 18 octobre 2007
Blog en grève
Je suppose que c'est un hasard si c'est justement aujourd'hui qu'on apprend le divorce de ... Bien sûr, il n'y a rien de plus important... Fatiguée, moi...
samedi 13 octobre 2007
On me parle des tests ADN à la radio. J’écoute. Je sais qu’il y a d’autres amendements dans ce projet de loi mais je n’en entends pas parler. Je me dis bêtement que ce doit être acceptable puisque je n’entends pas de réactions de la gauche. C’est facile n’est-ce pas… Pas le temps d’aller chercher les infos, pas envie non plus pour tout vous dire. Ça me fait trop mal. Je ne suis pas surprise, je sais qui a été élu à la présidence, il n’est pas subitement devenu un philanthrope, ça se saurait… Et ce musée de l’immigration qui s’ouvre sans inauguration… Cette chinoise qui se jette par la fenêtre, cette chinoise qui avait sûrement un nom et un prénom mais tout ce qu’on retiendra c’est que c’était une chinoise… et tout ce que je ne sais pas parce qu’on n’en parle pas, parce que tant de choses se passent vite et sans bruit.
Maman m’a envoyé un article de Témoignage Chrétien. Je l’ai lu. J’ai commencé à entrevoir ce qui se cachait derrière ces tests ADN, le reste de l’iceberg. Je ne pourrai pas dire que je ne savais pas. Et en même temps, à part m’indigner, que vais-je pouvoir faire ?
C’est vrai, c’est facile de dire que ce gouvernement a été démocratiquement élu, qu’il faut maintenant en assumer les conséquences. C’est facile parce qu’en disant cela, on s’empêche de réagir et d’agir. On laisse la responsabilité aux autres. Les autres, les méchants pas beaux. Et en faisant cela, je ne suis pas sûre de valoir beaucoup mieux que ceux qui rejettent sans cesse la faute sur les autres, les étrangers, les pauvres, les homos, les gauchistes…
Si je ne résiste pas, si je refuse de voir la réalité sous prétexte que je n’en serais pas responsable, je n’ai plus qu’à fermer les yeux.
C’est ce qu’on fait juste avant de mourir à soi-même.
Pour ceux qui veulent plus d'infos :
- article du nouvel obs, interview du même Giovannoni
- un nouveau jouet pour dégommer les vilains
- la pétition de Charlie contre les tests ADN
- Le blog troisième génération
jeudi 20 septembre 2007
Incroyable et hélas vrai
J’étais dans ma voiture, je rentrais du boulot, j’écoutais France-inter. J’ai entendu la chronique de Dominique Bromberger, je n’en revenais pas. Je savais déjà, vaguement, que la Birmanie n’était pas un pays où il fait bon vivre. J’avais entendu parler de Aung San Suu Kyi et de son combat, je savais qu’elle était assignée à résidence depuis trop longtemps. Peu de choses, finalement. Il y a tant à savoir, et c’est tellement tentant de se boucher les oreilles, de fermer les journaux, de se mettre soi-même des ornières pour ne regarder que ce qui ne fait pas mal.
J’ai écouté monsieur Bromberger, j’ai imaginé l’horreur que doit vivre ce peuple qui vit dans l’oppression et la pauvreté et à qui on apprenait, le 15 août dernier, «que les prix des produits de première nécessité, de l’alimentation aux carburants en passant par les transports en commun, seraient augmentés de 200 à 500 %».. Quelle folie… Et voilà que des moines, des petits bonshommes de rien du tout, commencent à se révolter. Le chroniqueur signale à quel point le combat semble inégal : «En termes physiques de rapports de forces, la junte qui dirige une armée de 450.000 hommes, laquelle engouffre 40% du revenu national, n’a pas grand-chose à craindre.» Mais Bromberger nous apprend ensuite que les militaires sont très superstitieux, est là est bien le seul «pouvoir» de nos moines bouddhistes. Il ajoute tout de suite après une information hallucinante : «la superstition des militaires est telle qu’elle les a amené il y a 20 ans à démonétiser tous les billets pour les remplacer par des coupures multiples de 9, 9 étant considéré comme un chiffre porte-bonheur.» Cela vient conforter l’idée que moins on est instruit, plus on est facilement manipulable. L’espace d’un instant je pense à tous ces gosses à qui on offre des miettes de savoir, presque uniquement utilitaire, juste de quoi en faire de la chair à élection ou de la chair à canon… Et je ne parle pas seulement de pays lointains, ça se passe en France mesdames et messieurs, ça se passe en France mais, vous savez bien, les ornières…
A la fin de sa chronique, Dominique Bromberger déclare que les moines, face à la superstition des militaires par rapport au chiffre neuf, «ont annoncé de nouvelles protestations basées sur cette même idée. Vers la fin septembre, la population est appelée à faire du tapage chaque soir à 7 heures 2 (7 + 2 = 9), 8 heures 1 et 9 heures». Quelle folie… Si seulement ça pouvait marcher… Le pouvoir du «neuf»… mais l’histoire se répète, tellement…
Mes sources : ou comment, avec une toute petite information, on peut dérouler tout le fil de la connerie humaine mais des luttes aussi, et des espoirs, malgré tout :
- la chronique de Bromberger dans son intégralité,
- Amnesty internationnal dénonce les emprisonnements politiques, la torture, les arrestations arbitraires, l’exploitation du peuple Karen,
- L'A.I.D.A. évoque ce même peuple, les camps dans lesquels il est interné de force, les répressions, tortures, exploitations, viols que le pouvoir exerce sur lui,
- Roger Romain parle des liens entre Total et la Birmanie,
- sur le site du gentil Total, un rapport du tout aussi gentil Kouchner qui nous rassure enfin, c’était des vilains mensonges tout ça,
- une analyse critique de ce fameux rapport,
- Un article sur l'analphabétisme des soldats de la junte Birmane.
mercredi 12 septembre 2007
Réfléchir nuit gravement à la santé
Comme une poule devant une trottinette, je regarde ma boîte d’Otorox. N’avalez surtout pas tout, m’a dit la pharmacienne avec un air inquiet quand je lui ai expliqué que c’était une prescription de mon dentiste. Paraît que je suis résistante à l’anesthésie, alors faut ça, me stoner la tronche. Paraît que les angoisses, on peut les soigner avec des médicaments. Je demande à voir. Je vous dirai. La pharmacienne m’affirme qu’elle en avale deux quand elle doit prendre l’avion. Moi non plus, je n’aime pas l’avion. Mais le dentiste, c’est pire. L’avion, le plus souvent, il ne me fait même pas mal. Mes oreilles font miiiiiip, mes ongles poussent tout seuls dans les sièges, mes intestins font des nœuds serrés serrés. Le dentiste, il me dit toujours qu’il ne va pas me faire mal, mais ce n’est jamais vrai. C’est scientifiquement improbable, qu’il dit…
Sur le chemin du retour, je passe devant un grand M tout jaune. Mon fils le reconnaît. Maman, maman, je veux aller au Mado ! Je me souviens de cette publicité ignoble qui montrait un bébé dans un transat à bascule posé devant une fenêtre. On le voyait pleurer quand il était en bas puis sourire quand il était en hauteur et apercevait le fameux M jaune… J’avais envie de frapper la télé.
Me revient aussitôt à l’esprit cette infâme campagne qui montre un tuneux qui fait plaisir à son morveux. Location d’une camionnette : 180 euros (un masque, ça prend de la place et c’est très utile pour jouer Roméo), billet de train 90 euros (l’aller je suppose), livraison de fleurs : 60 euros (les roses, elles sont toujours plus belles quand elles sont coupées, très nombreuses, et chères), être son plus grand fan, ça n’a pas de prix (apparemment et si je compte bien, j’aurais plutôt tendance à dire que ça fait 330 euros au moins), il y a certaines choses qui s’achètent, pour tout le reste, il y a monstercard… 330 euros, quand on a les moyens, c’est bien, sans doute, mais pour tous les pauvres (n’ayons pas peur des mots -selon l’insee, près de 12 pour cent de la population française en 2005-), c’est nettement moins drôle. Le mépris, c'est gratuit, ça non plus ça ne s’achète pas visiblement… Je sens que je m’énerve, vite, un Otorox !
Lobotomisons-nous bien la tronche à grands coups d’Otorox en tous genres pour oublier que les vilains pas beaux prospèrent en s’essuyant le derrière avec nos espoirs d’enfants qui ne veulent pas grandir…
Il y a toujours des petits îlots de résistance, je sais bien…
Mais si Barnabé et sa clique réussissent à vendre la prairie aux lucioles, où allons-nous pouvoir nous réfugier ?
Internautes de tous pays, unissons-nous ! Là, dans notre tête, tout au fond, un peu à gauche, vous voyez ? Oui, juste là ! Il reste encore un peu de place pour un morceau de prairie ! A nous tous, nous pouvons sauver les lucioles, il suffit de croire en elles ! Allez-y ! Fermez les yeux ! Regardez dedans ! Regardez dedans ! Comme c’est beau !
"Une brise fraîche, de celles qui viennent nous murmurer à l’oreille que l’été se termine, caresse les herbes longues. Le soir est calme. A quelques mètres de nous, la première Luciole prend timidement son envol. Comme pour la saluer, une étoile se met à scintiller, doucement."



