mercredi 14 mai 2008
Ce qui m'émeut/Ce qui me blesse
L’odeur de la terre mouillée/ Le couteau dans la plaie
Un père avec ses enfants/ Des enfants sans père
Ce qui dort/ le cauchemar qui te réveille
Les mots reçus quand je n’attends rien/ Les mots que je ne comprends pas
L’innocence qui rit aux éclats/ L’innocence souillée
Un vieux sur un banc/ Un vieux sur un banc
L’enfant qui naît, sentir sa peau, le toucher, le dévorer / Les prisons
Un air lointain/ Les hurlements
Les photos jaunies/ Les filles des magazines
Un baiser silencieux/ Les démonstrations
La faiblesse/ La force brutale
Les larmes/ Les larmes
L’œil des myopes/ La suffisance
Des initiales brodées sur un drap/ Les laisses
Le sifflement du train dans le loin/ La possession
Les souliers des enfants/ Le temps
Les accents/ Le refus de l’autre
Une femme devant une tombe/ L’oubli
L’arbre sur la colline/ Les tronçonneuses
L’écureuil qui me regarde/ Le chien qui attend
Une voix qui tremble soudain/ Les yeux qui fuient
La main qui défait le chignon/ La main qui cogne
L’empreinte d’un corps sur le lit/ L’absence
L’abandon/ L’abandon
Les sourires désarmés
Les sourires désarmés…
jeudi 8 mai 2008
A Paris
(Ayé, l'épisode deux est en ligne)
mardi 6 mai 2008
A Paris
Pour ceux qui voudraient tout savoir de Fantomas (celui qui ne croit que ce qu'il voit), de la femme de Jésus, de Charlie Chopin, du Père La Chèvre, du sexe d'hercule ou du célèbre poète grec Omer Simpson, c'est progressivement là. (chut! soyez gentils, ne dites pas que vous venez d'ici, c'est un secret!)




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dimanche 4 mai 2008
Lumières
J’ai douze ans et je suis malade.
Je suis allongée dans mon lit sous le toit.
La pluie tombe, je regarde les gouttes qui viennent s’écraser sur la vitre.
L’explosion puis le trajet aléatoire.
De drôles de métaphores.
Dans ma chambre, ça sent le bois, les livres et la pluie.
Je mets le 33 tours sur le tourne disque.
Je n’ai jamais su dire vraiment ce qui m’arrive quand j’aime.
Cette chanson me bouleverse,
je sais que c’est pour moi qu’elle a été écrite.
Chaque mot me remue le cœur.
C’était il y a 22 ans, c’était hier.
La chanson me poursuit.
J’ai passé ma vie à poser des petites lumières sur ma route.
J’ai passé ma vie à me battre contre certains de ses mots.
A essayer de me prouver que nous ne sommes pas dans le noir.
mercredi 30 avril 2008
Deux ans
Deux ans à vous écrire,
Deux ans à vous lire,
Deux ans à vous aimer.
Merci à tous !
Je suis en ce moment en voyage scolaire avec mes zozos préférés, mais, miracle de l'informatique, vous trouverez avant mon retour : une nouvelle preuve (jeudi), une histoire incroyable mais vraie qui a un rapport avec Padre Pio (vendredi) et pour finir, la maison d'Albert (samedi).
Pour ceux qui aiment se souvenir :
- 30 avril 2006 : "Une parenthèse", l'introduction au bolg
- 02 mai 2006 : "A quatre mains", le premier billet
- 22 septembre 2006 : "Haïku n° 8", le 100ème
- 01 avril 2007 : "Dix mois", le 200ème
- 09 octobre 2007 : "Une parenthèse en cadeau", le 300ème
Le 400ème devrait en principe pointer le bout de son nez au mois de mai.
A bientôt !
jeudi 24 avril 2008
Quand penser NUIT GRAVEMENT A LA SANTE mentale
Je t’ai dit que je n’attendais rien ?
Ce n’est pas vrai, j’attends l’impossible.
J’attends que les routes ne mènent enfin nulle part.
Je tombe et je me relève cent fois dans la journée.
Je me cogne la tête contre les murs de l’habitude.
Je ne sais pas quoi faire de mes mains.
Je n’arrive plus à écrire.
Une boule de nerfs, un truc en fusion permanente, une flèche sans destination, un cerceau qui tourne à vide, une seule idée en tête qui vient cogner douloureusement contre mon crâne.
Je marche, je respire, je vis.
J’essaie de ne plus penser.
L’obsession s’en va.
Elle revient plus violente encore.
Je ne me reconnais plus.
Je me sens tellement ridicule.
Le pire, c’est que ça ne change rien.
Mon ridicule ne me tue pas.
J’ai essayé d’occuper mon corps, je n’y arrive pas.
J’ai essayé de vider ma tête, je n’y arrive pas.
J’ai essayé d’imaginer ce jour où je serai libre enfin, je n’y arrive pas.
J’ai essayé de…
Elle revient plus violente encore.
Et c’est tellement facile de céder.
Ne pas faire payer les autres, ne pas déverser ma rage sur ceux que j’aime, ne pas les accuser de mon impuissance…
Une autre respiration.
Petite victoire.
Ne pas aller trop vite.
Je t’ai dit que je n’attendais rien ?
Ce n’est pas vrai, j’attends l’impossible.
J’attends que mes routes me mènent enfin nulle part.
Tu vois ce petit point là-bas ?
C’est moi, en route vers nulle part,
Là où tout arrive parce qu’on n’attend plus rien.
""Y'a une route.
Tu la longes ou tu la coupes.
Tu t'allonges et on te passe dessus,
Ou tu te lèves et on te tire dessus,
Mais, y'a une route.
C'est mieux que rien.
Sous tes semelles c'est dur et ça tient."
vendredi 21 mars 2008
N'en faites pas tout un fromage !
Dialogue savoureux au rayon fromages :
La vendeuse : Qu'est-ce que monsieur prendra ?
Mon homme : Euh... Je prendrai un trou du cru... s'il vous plaît...
mercredi 19 mars 2008
De l'amour
Je ne fais pas la différence entre l’amour et l’amitié. Pour moi, c’est le même sentiment. C’est le même amour que j’ai pour mes enfants, pour mes amis, pour mon homme. A des degrés différents, avec des manifestations physiques différentes. Pour faire simple, je ne couche qu’avec mon homme. Voilà la grande différence pour moi. J’ai plus d’amis que d’amies, je ne couche pas avec mes amis ni avec mes amies. J’ai une morale à toute épreuve, je suis du genre qu’on dit fidèle. Ce n’est pas seulement par choix éthique, c’est aussi parce que je ne supporte pas le mensonge et que j’aime par dessus tout la simplicité. La simplicité ? Ce n’est pas le mot juste sans doute, je n’en trouve pas d’autre. Je vis avec l’homme que j’aime, je détesterais avoir à lui mentir, je ne supporterais pas d’avoir à me cacher, à dissimuler une autre relation. C’est trop compliqué pour moi. Dans le fond, ce serait sûrement très agréable d’avoir des amants ou des amantes, un peu de piment, un peu de jeu, de la nouveauté qui sait. A priori, c’est tentant, mais rien qu’à l’idée que l’homme que j’aime pourrait en souffrir, tout s’arrête. Il me faudrait alors lui mentir, je n’en ai pas envie non plus.
J’ai aimé beaucoup, des hommes et des femmes, je n’ai jamais cru que j’étais forcément prédestinée à aimer les hommes en tant que femme. La vie a fait que je me suis mariée avec un homme, c’est confortable dans un certain sens. Il aurait pu en être autrement.
Je ne fais pas la différence entre l’amour et l’amitié. Mon cœur donne son amour, sans retenue, il ne s’arrête pas à savoir si ce que j’aime est un homme, une femme, un ami, un enfant… Mon cœur donne et je le laisse donner. Une fois que c’est donné, je ne sais pas reprendre.
On peut me quitter ou m’oublier, je ne cesse pas d’aimer.
J’ai longtemps cru au prince charmant, faudrait pas parler du prince charmant aux petites filles, faudrait pas… Et pourtant, je l’ai trouvé mon prince charmant, celui qui était fait exactement pour moi. Mais il serait bien naïf de croire que mon prince ne pourrait pas être celui d’une autre, pourquoi serais-je la seule sur terre à mériter ce bonheur ? Mon homme serait certainement très heureux avec une autre que moi, je peux dire la même chose de mon côté. Il y a dans le monde des milliers d’hommes qui feraient de très bons princes charmants pour moi, aucun ne serait le même que mon homme, ce serait différent, je n’en serais pas forcément moins heureuse. Plus heureuse, je ne le crois pas. Je suis persuadée qu’il n’existe pas d’homme au monde capable de me rendre plus heureuse que l’homme que j’aime. Capable de me rendre aussi heureuse, il en existe, bien sûr. Mais quelle importance puisque je vis avec celui que j'aime ? Ce que je veux dire, c’est que je ne peux pas m’empêcher d’aimer d’autres hommes sous prétexte que j’en ai trouvé un. Mon amour n’est pas enfermé dans un écrin depuis que je me suis mariée, ce serait ridicule. J’aime, je ne m’empêche pas d’aimer, pourquoi le ferais-je ? Et pourquoi mon homme ne pourrait-il pas en faire autant ? Si je l’aime, c’est aussi parce qu’il aime, parce qu’il a un cœur. Il faudrait l’en priver ? Lui interdire de s’en servir ?
Vous avez remarqué à quel point c’est difficile de dire « je t’aime » à un homme ou à une femme qui est votre ami ? On ne le dit pas, on a peur de gaffer, que l’autre le prenne pour une déclaration. Mais c’est une déclaration ! Pourquoi ne pourrait-on pas aimer un ami et existe-t-il un autre verbe qui exprime ce sentiment ? Je t’aime bien…. C’est tellement mou… C’est tellement con et c’est tellement loin de ce qu’on voudrait dire à un véritable ami.
Faudrait pas croire non plus que je suis amoureuse de tous mes amis, entendons-nous bien ! D’abord, je ne suis pas zamoureuse, je déteste ça. Pas romantique pour deux sous. J’ai toujours eu l’impression que les gens qui étaient zamoureux étaient plus zamoureux de l’amour que de la personne qu’ils aimaient. Oh ! J’suis zamoureux ! Qu’est ce que c’est chouette de zaimer ! Quand je le vois j’ai des palpitations !, quand je la vois j’ai comme des petits papillons dans les yeux !, il m’a offert des fleurs !, qu’il est gentil !, elle m’a fait des madeleines… Pfff…. Quand je vous dis que je ne suis pas romantique ! Les danses préliminaires, les préambules, les circonvolutions et les « ohlala est-ce qu’il m’aime ? » ça m’a toujours horripilée.
Ce n’est pas ça l’amour.
Tant d’hommes et tant de femmes qui refusent l’amour parce que c’est mal. Ce n’est pas mal d’aimer. Faire souffrir, oui. Je ne fais pas la différence entre l’amour et l’amitié mais je sais ce que c’est que de souffrir. Je souffrirais si mon homme se détachait de moi, s’il cessait de m’aimer, ou s’il avait des relations physiques avec une autre que moi. J’ai choisi de vivre avec un seul homme. Je refuse de le faire souffrir. J’aime d’autres hommes et d’autres femmes, différemment. C’est avec lui que je vis, c’est avec lui que je fais l’amour, c’est avec lui que je veux passer le restant de mes jours.
C’est lui que j’aime par dessus tout.
Mais de clefs sur nos cœurs, je n’en veux pas.
mercredi 12 mars 2008
Carte postale # 22 - La règle du jeu
MonsieurMonsieur, mon ami cartophile et néanmoins in the ouinde a convié ses lecteurs à participer avec lui au jeu auquel il se livre d'habitude en solitaire (c'est paaaaas bien !). Il nous a donc proposé d'inventer une nouvelle à partir de sa carte postale #22. Nous sommes plusieurs à avoir eu envie de jouer. Vous trouverez donc juste à la suite : l'objet du délit verbal, les liens vers les blogs des participants puis la nouvelle d'Armel qui sera suivie de la mienne. Bonnes lectures !
mercredi 5 mars 2008
Etonnant, non?
Il y a quelques jours, ma cousine Sylvia m’a appris l’origine du mot « rital », un mot qui a une résonance particulière dans ma famille.
Sur la carte de séjour des immigrés, on pouvait lire : R-ITAL.
R signifie « réfugié » et ITAL, « italien », vous l’auriez deviné.
Etonnisch, nein?




