El bolg

de la vie en vrac...

samedi 26 janvier 2008

Le bolg reste ouvert pendant les travaux

    Bonjour à tous zet à toutes!
    Vous n'ignorez sans doute pas que depuis bien longtemps, un de mes plus grands rêves est d'écrire un roman. Je me suis lancée, enfin. J’en suis très heureuse et très angoissée en même temps.
    Vous n'ignorez sans doute pas non plus que je suis une multi blogueuse, que ça me prend du temps. Il va donc me falloir faire des choix et je n'en ai pas très envie. Je publierai moins, ça me semble évident, mais je n'ai pas envie du tout de fermer ce bolg.
    Que faire alors? J'ai pensé à en ouvrir un nouveau, pour mettre mon ébauche de roman au fur et à mesure que je l'écrirai. Peut-être... Peut-être pas. Je ne sais pas vraiment. Je crois que si je le mettais en ligne et que je n'avais jamais un seul commentaire, ça risquerait de me décourager (ce qui est très facile!). Je peux malgré tout prendre le risque. Je ne sais pas non plus si c'est si palpitant que cela, de lire un roman par petits bouts... Qu'est ce que vous en pensez? Pour ce qui est de mon bolg, j'espère publier une fois par semaine, j'essaierai de m'y tenir ce qui n'est pas sûr! Pareil pour Journal de ZEP.
    Si vous avez des commentaires, des suggestions, je prends !
    La bise à tous !

Tiphaine

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mardi 22 janvier 2008

Cadeau

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lundi 21 janvier 2008

Bibliothèque virtuelle

Lorsque je suis malade, je lis. Lorsque je ne suis pas malade, je lis aussi. Mais beaucoup plus vite. J’avale les pages dans une course folle. J’ai toujours été sensible, avant tout, à l’histoire, aux histoires. Pour moi, un bon livre c’est d’abord une bonne histoire. La forme importe, bien sûr, c’est même elle qui fait la différence pour moi entre un bon livre et un très bon livre, mais elle est, à mes yeux, moins primordiale dans mon plaisir de lectrice. Suivre les aventures du personnage, espérer avec lui, redouter, rire et pleurer, attendre fébrilement la fin du chapitre pour savoir enfin…

Lorsque je suis malade, je lis lentement. Je sélectionne alors soigneusement le bon livre, celui pour lequel chaque page sera un régal. Je n’anticipe plus, je ne me projette plus dans l’avant du livre, je vis chaque paragraphe comme un moment unique. Il me faut des romans poétiques, de ces romans dont vous pourriez presque prendre n’importe quel morceau, pris au hasard et trouver votre bonheur dans l’instant, indépendamment du reste de l’ouvrage.

Je suis dans mon lit, je tremble et il n’y a pas assez de toutes les couvertures de la maison pour me réchauffer. Un livre me tient compagnie et je sais que j’aurai, à vie, une tendresse toute particulière pour ce livre-là.
S’enfermer dans un livre, oublier le monde autour, les cris des enfants et le bruit de la machine à laver qui s’obstine.

Dans mon antre, ils sont rangés. Au début, il y avait un semblant d’ordre. Je les avais classés par pays (les anglais, les espagnols, les français, les russes), par genres (poésie, théâtre, policiers, science fiction, dico, guides, manuels), par finalité (les livres à prêter, les livres à lire, les livres déjà lus et à ranger)… Ma fille n’a pas vraiment apprécié, elle ne sait rien de plus drôle que de faire voler en éclats mes belles classifications. Faut pas décourager les vocations naissantes, je laisse faire. Après tout, qu’importe ? J’ai gardé un coin de la bibliothèque, tout en haut, là où les petites mains ne peuvent courir, sur lequel s’entassent les livres à prêter, les livres lus, les livres à lire.

Les livres sont faits pour être lus. Pas pour dormir dans un coin poussiéreux de ma maison.
Lorsque je reviens de la librairie ou lorsqu’on m’offre un livre, je le dépose sur la pile des livres à lire. Je l’oublie parfois. Quel bonheur alors de le retrouver !
Je ne relis pas. Presque pas. Il y a tant de livres à lire ! C’est sans doute une des raisons pour lesquelles je prête aussi facilement, je n’ai pas cette peur de ne jamais retrouver le livre abandonné. J’ai très peu d’ouvrages coûteux, une bible, magnifique, avec des miniatures splendides, un livre sur les retables, deux pléiades (Camus et Breton), quelques livres d’art. Le reste, ce sont essentiellement des livres de poche. Il est bien rare que j’achète des éditions plus luxueuses, je ne suis pas tributaire des prix littéraires, je m’intéresse peu aux écrivains tendance ou aux phénomènes de mode. Ce qui ne veut pas dire que je me suis arrêtée à Proust. Beaucoup de livres m’ont été offerts, essentiellement par ma mère qui m’a fait découvrir de véritables trésors. Pour ceux que je déniche moi-même, je fonctionne par coup de cœur sur le titre ou sur la couverture. Je passe dans les rayons, un bouquin me tape dans l’œil, j’essaie, j’ai souvent de bonnes surprises. Quand je découvre un auteur, j’ai tendance à lire tout ce qu’il a fait aussi.

Les livres s’entassent, les piles s’allongent, j’attends qu’un chaland passe à la maison pour lui refourguer ma came. Mes livres ne sont pas faits pour décorer. Quand j’étais petite, j’ai vu de mes yeux vu une bibliothèque entièrement composée de faux livres, des livres creux, avec juste une couverture en cuir et des lettres dorées sur la tranche. Quelle absurdité ! Pourtant, tous ces livres qui dorment chez moi sont un peu comme des coquilles vides. Tant qu’une main ne vient pas les retirer de leur rayonnage, tant qu’une bouche ne dit pas : « tiens, cinq mouches bleues, ça a l’air sympa, tu l’as aimé ? », tant que les aléas d’une discussion ne me précipitent pas vers eux afin d’y trouver une illustration heureuse, tant qu’ils font partie des meubles, tant qu’ils restent des meubles...

Je n’aime pas tellement parler des livres, de leur contenu, de leur forme, la critique m’ennuie, elle dénature la relation future que je peux avoir avec un livre. Après la lecture, discuter avec d’autres lecteurs, lire des analyses, tout ça me va bien, mais jamais avant. Voilà pourquoi je ne vous donnerai que très peu de détails sur les livres qui vont suivre. Cependant, pour ceux qui aiment en savoir plus et considèrent (assez logiquement, encore faut-il aimer la logique et estimer que c’est un élément prépondérant dans le choix d’un livre) qu’ils ne peuvent s’engager les « yeux fermés », il leur suffira de cliquer sur les liens.

Cru 2005-2007 : Liste des très bons livres de ma bibliothèque virtuelle (il y a aussi ceux que j’ai lus chez les autres, ceux que j’ai égarés, ceux que j’ai prêtés, ceux que j’ai volontairement abandonnés, ceux que j’ai offerts après les avoir lus ) :

- Joël Egloff : Edmond Ganglion et Fils (des croque-mort attendent désespérément qu’un habitant de leur village meure pour ne pas faire faillite, petit roman noir, drôle, poétique), L’étourdissement (un homme travaille dans une zone où le soleil est absent, travaille à l’abattoir, vit chez sa grand-mère, le début est glauque, dérangeant, étouffant mais petit à petit on se laisse prendre par la poésie du livre, le style incisif, l’humanité des personnages, antihéros)
- Hubert Mingarelli : La beauté des Loutres (un voyage sur une route enneigée, quelques heures avec deux personnages plein d’humanité ), Une rivière verte et silencieuse (« Les gens prétendaient que mon père était un raté. Ils omettaient de dire qu'il avait attrapé des truites bleues à la main. »)
- Jorn Riel, Le canon de Lasselille et autres racontars (dans le grand froid du Groenland, les histoires invraisemblables et piquantes d’hommes frustres mais toujours terriblement humains)
- Jonathan Coe : Testament à l’anglaise (notre société passée à la moulinette de l’ironie mordante de Coe) 
- Harry Potter (tous)
- Suzanna Clarke : Jonathan Strange and Mister Norell (Harry Potter, sans les mioches, aussi palpitant, différent parce que mêlant deux univers, celui de l’Angleterre du début dix-neuvième et le monde de la magie, étrange, fantasque, fabuleux. Livre passionnant)
- Dai Sijie : Le complexe de Di (un psychanalyste en chine – très drôle. Pas seulement!)
- Laurent Mauvignier : Dans la foule (dérangeant, déroutant, suite de monologues de ceux qui ont vécu le vingt-neuf mai 1985, au Stade du Heysel, je ne sais toujours pas si j’ai aimé, mais j’ai été touchée)
- Carlos Ruiz Zafon : L’ombre du vent (roman d’amour, d’apprentissage, des touches de fantastique, livre difficile à décrire, un petit monde en puissance, cliquez sur le lien plutôt, je ne saurais le résumer)
- José Luis Sampedro : Le sourire Etrusque (un vieil italien atteint d’un cancer incurable vient finir ses jours chez sa fille, à la ville. Il rencontre son petit fils, sa vie prend un nouveau sens. Doux, beau, émouvant)
- Arto Paasilinna : le lièvre de Vatanen (Vatanen, journaliste Finlandais, décide de tout quitter pour suivre un lièvre, une belle histoire comme il n’en existe plus)
- Jasper Fforde : L’affaire Jane Eyre (fabuleux voyage dans le temps, dans les livres, premier tome d’une série de 4, si vous vous êtes toujours demandé ce que faisaient les héros des livres avant les premières pages ou entre deux chapitres, ce livre est pour vous ! Un de mes plus grands plaisirs de lecture)
- John Steinbeck : Les raisins de la colère (est-il besoin de le présenter ? c’est un des rares livres que j’ai relu, j’ai bien fait, il m’a bouleversée, une famille de fermiers américains part pour un périple à travers le pays dans l’espoir de trouver l’Eldorado promis en Californie. Tout ce qui est humain, vous le trouvez dans ce bouquin, le pire et le meilleur)
-  Henning Mankell : Le fils du vent (un entomologiste à la recherche d’insectes inconnus ramène un enfant noir en Suède. Deux mondes très différents. Beau, poétique, révoltant, émouvant)
- J.P. Donleavy: La dame qui aimait les toilettes propres (petit livre très drôle qui raconte la déchéance d’une bourgeoise, un régal !)
- Erri De Luca : Montedidio (dans les années 50, à Naples, des personnages toujours très humains, très poétique, simple, beau)
- Paul Auster : Mr. Vertigo (un petit garçon rencontre un étrange bonhomme qui lui jure qu’il va lui apprendre à voler comme les oiseaux, rien que pour ça l’histoire vaudrait déjà le coup !)

N’hésitez pas vous aussi à partager vos livres coups de cœur en les signalant dans les commentaires de ce billet. Bonnes lectures ! Quant à moi, j’y retourne (j’ai choisi La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole) !

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dimanche 6 janvier 2008

Ma bolgosphère (5ème mise à jour!!!)

Depuis longtemps j'avais envie de matérialiser tous ces liens qui me font voyager dans ma "bolgosphère", qui vont vers d'autres vies, d'autres pleurs, d'autres rires et d'autres images du monde.
Voici donc une tentative avec sans doute des oublis, des erreurs aussi.
Si vous vous souvenez de la manière dont vous êtes arrivés ici, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires, pas seulement pour alimenter ma mégalomanie mais pour le plaisir de savoir comment tous ces liens se tissent !
J'en profite également pour remercier tous ces "blogamis" (beurk! quelqu'un connaît un mot plus joli?!) sans qui je ne connaîtrais pas tous les autres, mentions spéciales à La Grande LOULOU, à Christophe et à Cécile!
Là où le mot toile prend toute sa saveur !

organig4

Et, pour le plaisir, une petite compil des requêtes que tapent quelques lecteurs qui doivent être un peu déçus parfois quand ils sont aiguillés par Google vers ce bolg :

...ou..., l'un et l'autre se dit ou se disent mais … est plus dout à l'oreille
radiologie du dos nue
mon tigre
les histoire incroyables mais vrai
blog sous la table en vrac
photo de lambris beige
caisson anti-bruit
les enfants ont-ils des rêves
cuisses entrouvertes
naevus sébacée
les feux de l’amour
Prix de l’argenterie
Bolg viol
Cabines telephoniques anglaises
Tronconner un arbre
Inspiratrice pour Yves Simon
Boite medicament fuca
Coquelourde des jardins
Seins nus en boite
Postures erotiques pendant l’amour
Fesses entrouvertes
Photos de ma femme nue sous son tablier
Voire le vrai père noel sur son ordinateur
Présage crapaud
Lettre de haine pour ma mère
Courir seins nus dans la prairie
Quelle quete il faut faire pour passer les niveaux de la veille
Pantalon d’explorateur
Comment garder le plus longtemps des chataignes
Classe grammaticale de fou rire
Il aime me voir les seins nus
Toutes les fruits qui commencent avec la letter m
Fan de Pierre Bellemare
Autographe de Pantani
Incroyable mais vrai voiture qui monte toute seule sur une descente
Soirée bad
Epilation des ourcils
Couche culotte au ski
ou faut t'il mettre le timbre sur la lettre
tranquille ca va
monter et descendre un tissu par filin
papys virils
Bourvil C'EST DEGEULASSE SA ATTIRE LES.MOUCHES
lettre pour ma fille
jardin seins nus
mode emploi lacher prise

(Si seulement il y avait un mode d'emploi !)

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mercredi 19 décembre 2007

Si le monde m'était compté...

Cliquez ici, si vous voulez des comptes, vous ne serez pas déçus !

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dimanche 16 décembre 2007

A Paris comme ailleurs

Le flot incessant des passagers qui descendent du train et la gare immense. Paris froide, les petits nuages blancs qui sortent des bouches. Les voitures tout autour de moi. Je suis cernée par les immeubles, les autobus, les êtres humains, les bruits, les enseignes lumineuses et les messages publicitaires.
Le flot incessant des voitures, leurs phares,  les petites lumières rouges à l’infini.

Musée de l’immigration à la porte dorée. Contraste saisissant entre les fresques coloniales et la parole des immigrés . Ce sont les objets qui parlent le plus. Dans une vitrine, la truelle de mon grand-père. Des photos de voitures cathédrales, chargées, surchargées, la main jaune de touche pas à mon pote et l’affiche rouge qui me retourne le cœur. Des lits superposés sur lesquels sont accrochés les sacs en toile du pauvre. Les valises en carton aussi. C’est trop, trop émouvant et trop difficile aussi. La vie de mes grands-parents dans ce musée, il y a tant de vies qui ressemblent à la leur. Maman a les larmes aux yeux .
On enferme le passé dans les musées, pour ne pas l’oublier. On emmène les enfants, on leur dit : « regarde, c’est ainsi qu’ils vivaient ! ». Mais c’est toujours ainsi qu’ils vivent, la souffrance est la même, les étrangers sont toujours montrés du doigt, les immigrés viennent encore manger le bon pain des bons français.
Trace du passé, mémoire du présent qui n’est autre qu’un passé qui se répète.

Nous sommes dans le bus bondé. Une vieille dame interpelle deux jeunes femmes : «On ne vous a pas appris dans votre pays à ne pas bousculer les gens ? ! On est en France ici !».
Le présent qui n’est qu’un autre passé qui se répète…

Parvis de l’Opéra, nous retrouvons mon frère et montons les marches sous le regard indifférent des statues. Gluck a une toile d’araignée sur le nez.  J’ai l’impression de faire soudain un incroyable bond en arrière dans le temps. Les dames ont des toilettes exquises, les messieurs fument le cigare sur le grand balcon, ça s’agite sous les lustres et sur les marbres polis, puis tout le monde se précipite mais dignement car ça sonne ! Nous sommes dans une loge de six personnes, pardon, nous sommes dans LA loge, juste en face de la scène, de meilleure place il n’y en a sans doute pas.  Je n’ai pas encore vu la salle, je m’avance… Je n’ai pas de mots pour vous dire comme c’est beau, rouge, doré, et ce plafond… Le lustre prend un peu trop de place mais faut ce qu’il faut, les personnages de Chagall volent gracieusement autour de lui, les danseuses, les anges, les musiciens, Mozart, le petit violon, l’arc de triomphe, les amoureux qui s’enlacent… Chagall, encore un immigré…

Nous agitons gracieusement la main et contemplons la foule amassée à nos pieds. Nous sommes invités grâce à mon frère, nous n’aurions jamais pu bénéficier de ce privilège sinon. Un privilège à 160 euros la place ! J’apprendrai le lendemain que cette somme n’est même pas excessive même si elle me semble indécente. L’opéra coûte horriblement cher, on n’imagine pas tout ce qui se mobilise pour trois heures de spectacle. Je ne vous ai pas encore parlé du spectacle, justement, un choc là encore. C’est Alcina, de Haendel, jamais entendu parler. Le décor est curieux, loin de la représentation caricaturale que j’en avais. Un peu froid quand même. Pour vous dire la vérité, j’ai toujours eu du mal à regarder des chanteurs d’Opéra sans éclater de rire, j’ai l’impression qu’ils en font toujours trop, je n’arrive pas à être émue. Ce soir, le miracle s’est produit, la chair de poule sur les bras, les larmes au coin de l’œil, mon corps était bouleversé avant même ma tête qui réagit toujours avec un peu de retard. J’ai fermé les yeux, le son est monté en moi, il a transpiré par tous les pores de ma peau, je n’avais plus besoin des sous-titres, la voix - comment une personne humaine peut-elle produire une telle merveille?- la voix parlait à mon cœur, sans interprète. Une voix qui venait de l’Italie… Encore une immigrée…

La nuit dans l’hôtel, petite famille recomposée, nos trois souffles unis.
Le monde dehors, enfermé derrière le double vitrage.

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mardi 11 décembre 2007

En vrac, vraiment en vrac

Miracle ! Ce soir, à 20 heures précises, nous avions mangé et les petits étaient couchés!
Comme quoi, tout arrive, même au Poutouland!
Je m'en vais demain faire une petite virée à Paris de deux jours, jeudi soir, ce sera l'opéra Garnier et vendredi toute la journée, l'opéra Bastille pour un colloque sur le droit et l'Opéra. Si j'ai un peu de temps jeudi après-midi, j'irai voir l'expo Allemagne, les années noires au musée Maillol. Bref !
La bise à tous et à dimanche !
Il est 21 h 10 et je crois bien que je vais me coucher !
Ah! Non! J'ai une carte postale à lire !

Swami_Header

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jeudi 6 décembre 2007

Cadeau

Cadeau pour un polatouche curieux
et pour tous les amoureux des belles histoires !

 



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vendredi 23 novembre 2007

Mon premier cours de modelage

D’abord, il a fallu trouver le modèle. Plusieurs classeurs devant moi, je tourne les pages sans savoir sur quoi m’arrêter. Un masque primitif finit par attirer mon attention, enfin.
La prof me montre un fil à couper le beurre, je taille un gros morceau de terre et je commence à accumuler des petits boudins. La statue monte progressivement. Difficile de croire que de ce morceau infâme et informe quelque chose va jaillir.
Il me faut être patiente, c’est insupportable. Je voudrais pétrir, prendre la terre à pleines mains et il me faut peser chaque petite pièce, la souder aux précédentes, j’ai l’impression que tout ceci ne va me mener nulle part. J’explique au professeur que je voudrais ne pas avoir de modèle, que je voudrais laisser mes mains faire ce qu’elles ont envie de faire toutes seules. Me laisser guider par autre chose que moi. Comme si la forme appartenait déjà à la terre. Elle me dit que pour commencer il me faut acquérir des techniques, que le meilleur moyen d’y arriver, c’est de suivre un modèle. Je soupire en dedans.
La tête apparaît peu à peu, les joues creuses, le nez qui mange le visage et la toute petite bouche. Mes mains sont sèches et la peau me tire. J’ai l’impression d’être le docteur Frankenstein. Je regarde avec effroi ma créature. Presque trois heures se sont passées. La terre a accouché d’une drôle de tête, un visage sans regard.
Il me faudra beaucoup de patience. Je ne sais pas si je saurais.
Je vais essayer.
Si mes mains ont enfin la parole, il leur faut encore apprendre ce nouveau langage. Les cris désespérés ne sont pas forcément les plus beaux. Il va me falloir apprendre à parler doucement avec les mains quand je voudrais hurler.

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vendredi 16 novembre 2007

Allégorie

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