mercredi 21 octobre 2009
Je voudrais ...
Je voudrais une fête étrange - Jacques Bertin
Je voudrais
Une fête étrange et très calme
Avec des musiciens silencieux et doux
Ce serait
Par un soir d’automne un dimanche
Un manège très lent, une fine musique
Des femmes nues assises sur la pierre blanche
Se baissent pour nouer les lacets des enfants
Des enfants
En rubans et qui tirent des cerfs-volants blancs
Les femmes fredonnent un peu, leur tête penche
Je voudrais
D’éternelles chutes de feuilles
L’amour en un sanglot un sourire léger
Comme on fait
Entre ses doigts glisser des herbes
Des femmes calmement éperdues allongées
Des serpentins qui voguent comme des prières
Une danse dans l’herbe et le ciel gris très bas
Lentement
Et le blanc et le roux et le gris et le vert
Et des fils de la vierge pendent sur nos bras
Et mourir
Aux genoux d’une femme très douce
Des balançoires vont et viennent des appels
Doucement
Sur son ventre lourd poser ma tête
Et parler gravement des corps. Le jour s’en va
Des dentelles des tulles dans l’herbe une brise
Dans les haies des corsages pendent des nylons
Des cheveux
Balancent mollement on voit des nuques grises
Et les bras renvoient vaguement de lourds ballons
lundi 12 octobre 2009
Fleur de terre
samedi 26 septembre 2009
Souviens-toi du futur
vendredi 7 août 2009
Un jour, sans prévenir, le cactus offre une fleur. Elle ne dure qu'un jour. Mais quelle fleur... Mais quel jour...
mercredi 29 juillet 2009
En attendant le jardin zen...
Il suffit d'un lexique pour contenir tous les mots.
Mais à la pensée, il faut l'infini.
Pouchkine
Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine...
mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue.
Einstein
"Infiniment plus que tout" :
c'est le nom enfantin de l'amour, son petit nom, son nom secret.
Christian Bobin
jeudi 7 mai 2009
Le Pays de l'Oubli, troisième version ;-)
La musique qui va avec ?
mardi 21 avril 2009
"Et l'or de leurs corps"
mardi 14 avril 2009
Sérénité
Au début, je voulais peindre une branche de cerisier.
J'ai commencé par le fond, un ciel bleu avec une multitude de nuances bleues.
Et puis mes mains ont voulu jouer, pour la première fois.
J'ai étalé les couleurs sur la toile et j'ai patouillé, comme une enfant.
C'était bon.
Couche, après couche (une enfant vous dis-je!).
J'ai pris le tube de peinture, pressé dessus, petites taches de lumières, mes mains dorées, la toile qui brillait.
C'était doux de la caresser, et c'était beau aussi.
J'ai regardé ma toile, et j'ai aimé ce que j'y ai vu.
Le ciel qui attend le cerisier, impassible.
Alors je me suis arrêtée.
dimanche 12 avril 2009
Si rien ne va plus, faites vos oeufs...

Ma graine de cassis, ce soir, philosophe :
Je vais la tuer cette mouche... ça va lui apprendre la vie...






















