mardi 27 novembre 2007
Qui a tué la tarte aux myrtilles?
mardi 9 octobre 2007
Une parenthèse en cadeau
Nous sommes arrivés de nuit dans la petite maison en Ariège. Il pleuvait. J’ai fumé sur le pas de la porte. Derrière moi, j’entendais les piaillements des petits qui n’arrivaient pas à dormir et les discussions des grands qui tapissaient la nuit d’un papier peint chaleureux. J’étais bien. J’essayais de deviner le paysage. Je ne voyais rien, j’écoutais le bruit des oiseaux nocturnes et le plic ploc de la pluie devenue douce.
Le lendemain matin, je me cache sous la couette pendant que la maison commence à s’agiter, je garde encore un peu de nuit. Ils sont déjà tous dehors. Je finis par pointer le bout de mon nez. Le brouillard enveloppe le jardin, je marche dans un nuage. Le temps s’écoule et la brume recule peu à peu. Le soleil vient éclairer la pomme célibataire et chauffer le chien mouillé. Les hommes sont partis chercher des champignons en face, sur la montagne qu’on ne voit toujours pas.
J’entends le cheval qui appelle. Les enfants lui répondent.
La montagne se découvre. La montagne tout partout autour de nous.
Et les vaches acrobates accrochées à la pente.
Au fond du jardin, la balsamine se balance. Le chien qui se faufile entre elles est l’artificier d’une explosion joyeuse. Je me revois dans le jardin de mes parents. La voix de maman : « Allez, attrape-la ! ». Je tends la main et l’avance prudemment vers la plante, je la touche du bout de mon index. Elle déploie aussitôt ses graines qui me sautent à la figure. Après un mouvement de recul, j’éclate de rire. Je retends la main aussitôt.
Quinze ans que je n’avais pas retrouvé ce plaisir. La balsamine farceuse ! Les petits puis les grands m’observent, intrigués, puis viennent jouer avec moi. Imaginez quatre adultes et deux enfants en train de s’amuser au milieu des balsamines !
Promenade dans la forêt, pas de champignons ou peut-être ces vieilles éponges jaunes, cache-cache avec le loup et avec la pluie, non aux ours inscrit sur le bitume des routes, odeurs oubliées, les cirés jaunes de mes crapules comme des taches de lumière au milieu du vert vert vert vert, le bonheur d’être avec des amis et de vivre tout simplement.
Une parenthèse.
Une échappée.
Au moment de partir, mon fils a dit « merci pour le cadeau ».
Il ne pouvait pas mieux dire.
dimanche 7 octobre 2007
En Ariège ce week-end
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dimanche 26 août 2007
Jardins en vacances 5/5
Jachère fleurie (61)
Jardin des Gayeulles (35)
samedi 25 août 2007
Jardins en vacances 4/5
Lychnis coronaria (c'est plus chouette que coquelourde des jardins, non?) (61)
Un lutin dans le jardin de La Poterie (76)
vendredi 24 août 2007
Jardins en vacances 3/5
Rudbeckia devant la vitrine (61)
Gros plan sur le figuier... Ah oui? (61)
jeudi 23 août 2007
Jardins en vacances 2/5
Coquelicot des jardins, dans celui de Papy (61)
Passiflore, dans le jardin parental (61)
mercredi 22 août 2007
jardins en vacances 1/5
Aube dans le jardin de Saint Bonnet (71)
Sur le chemin des poètes (61)






















