<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>El bolg</title><link>http://elbolg.canalblog.com/</link><description>de la vie en vrac...</description><language>fr</language><lastBuildDate>Tue, 13 May 2008 23:19:33 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Pour m&apos;endormir ce soir, il &#xe9;tait une fois.. (&#xe9;pisode trois)</title><dc:creator>poutouland</dc:creator><link>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/12/9136709.html</link><category>nouvelles</category><comments>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/12/9136709.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://elbolg.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9136709/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/12/9136709.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le d&#xe9;but est &lt;a href=&quot;http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/04/28/8989714.html&quot;&gt;l&#xe0;,&lt;/a&gt; la suite est &lt;a href=&quot;http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/05/&quot;&gt;l&#xe0;,&lt;/a&gt; ce soir, la fin, peut-&#xea;tre...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Vous ignorez sans doute que les gast&#xe9;ropodes me lisent. Figurez-vous que, mardi dernier, une Bal&#xe9;a Perverse m’a adress&#xe9; le courrier suivant : &#xab; Tiphaine, ton conte il pourrait &#xea;tre sympa, mais &#xe7;a commence &#xe0; bien faire toutes ces digressions ! &#xe7;a suffit ! Arr&#xea;te de nous faire baver ! On n’en peut plus ! &#xbb;.&lt;br /&gt;Bien. J’ai essay&#xe9; de ne pas me vexer, apr&#xe8;s tout cette missive ne venait que d’un individu qui a les visc&#xe8;res dans le pied, je me suis dit : flattons le gast&#xe9;ropode dans le sens de la coquille, replongeons-le dans le cœur de l’action !&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je peux bien vous l’avouer, ce n’est pas ce &#xe0; quoi j’ai tout d’abord pens&#xe9;… J’avais plut&#xf4;t dans l’id&#xe9;e de le ramener &#xe0; son &#xe9;tat pr&#xe9;torsionnel suppos&#xe9; et &#xe0; sa sym&#xe9;trie bilat&#xe9;rale d’origine… &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Agapanthe &#xe9;tait donc n&#xe9;e avec un cœur immense, &#xe0; l’&#xe2;ge de cinq ans, elle avait cess&#xe9; de parler.&lt;br /&gt;Ses parents avaient tout tent&#xe9; pour la gu&#xe9;rir, mais rien n’y faisait. Elle demeurait muette.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Excusez-moi, je viens de recevoir un message hautement prioritaire, je le d&#xe9;couvre en m&#xea;me temps que vous : &#xab; Madame, vous offensez gravement la dignit&#xe9; des Bal&#xe9;a Perverse, nous ne nous laisserons pas traiter ainsi et nous vous informons par la pr&#xe9;sente que plainte a &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;pos&#xe9;e contre vous pour propos diffamatoires au tribunal des mollusques vengeurs. Nous ne vous saluons pas. Sinc&#xe8;res salutations. Le F.L.B.P.&#xbb;. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Juste ciel ! J’&#xe9;tais loin de m’imaginer que sous la coquille se cachaient des &#xea;tres aussi susceptibles…&lt;br /&gt;Que faire ?&lt;br /&gt;Poursuivons donc, c’est s&#xfb;rement ce qu’il y a de mieux &#xe0; faire...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le roi inconsolable avait re&#xe7;u, souvenez-vous, c’&#xe9;tait il y a maintenant un peu plus d’un an, la visite d’un vieil homme nomm&#xe9; Aleximobar. Celui-ci lui avait indiqu&#xe9; un nouveau rem&#xe8;de miraculeux pour gu&#xe9;rir sa fille.&lt;br /&gt;Le roi inconsol&#xe9; avait donc envoy&#xe9; une armada d’aventuriers sans peur et sans reproche sillonner le monde &#xe0; la recherche de l’arbre aux fruits bleut&#xe9;s. Jusqu’ici, en vain.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Il est temps pour moi de vous en dire un peu plus sur cet &#xe9;trange vieillard que nous v&#xee;mes d&#xe9;barquer au d&#xe9;but de ce conte. Aleximobar n’avait pas toujours &#xe9;t&#xe9; aussi vieux. Il fut une &#xe9;poque b&#xe9;nie o&#xf9;…&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Excusez-moi. Un nouveau courrier.&lt;br /&gt;&#xab; Madame, je repr&#xe9;sente l’ensemble de vos lecteurs m&#xe9;contents. J’ai &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;l&#xe9;gu&#xe9; par eux pour d&#xe9;fendre leurs droits &#xe0; une lecture agr&#xe9;able, lin&#xe9;aire et efficace. Je vous somme en cons&#xe9;quence de cesser toute interruption inutile. Nous nous fichons de savoir qui &#xe9;tait Aleximobar, nous n’avons pas non plus besoin de conna&#xee;tre toutes les subtilit&#xe9;s du cœur de la princesse, un simple &#xab; elle arr&#xea;ta de parler &#xe0; l’&#xe2;ge de cinq ans parce qu’elle avait un cœur trop gros &#xbb; nous suffira. Au fait, au fait ! Ne tergiversez plus sous peine de s&#xe9;rieuses repr&#xe9;sailles. S’il vous arrivait encore de vous livrer &#xe0; l’une de vos habituelles et d&#xe9;sastreuses parenth&#xe8;ses, nous nous verrions dans l’obligation d’utiliser la force. Salutations distingu&#xe9;es. Martin L’Etorki, d&#xe9;fenseur des droits du lecteur. &#xbb;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Cornegidouille ! Me voil&#xe0; bien dans l’embarras…&amp;nbsp; Comment vais-je me sortir de ce mauvais pas ? Je pourrais peut-&#xea;tre demander &#xe0;&amp;nbsp; Rosa mais elle a d&#xe9;j&#xe0; tant &#xe0; faire avec ces&amp;nbsp; inspecteurs qu’elle estourbit &#xe0; coup de pots de confiture…&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Chers lecteurs, l’instant est grave. Soyez assez aimables d’&#xe9;viter de d&#xe9;tourner mon attention pendant que je conte. Surtout, ne faites pas de bruit, couchez vos enfants, &#xe9;teignez le soleil, la lune et les &#xe9;toiles, ne respirez plus !&lt;br /&gt;Chut…&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;em&gt;L’Agapanthe&lt;/em&gt; abordait enfin les c&#xf4;tes de Zanzibar. Le commandant du vaisseau, l’amiral Patchino, relut&amp;nbsp; une fois encore sa lettre de mission : &#xab; Fouiller toute la zone, inspecter chaque arbre, interroger chaque autochtone, d&#xe9;busquer le plus petit arbre du monde. Signe distinctif imp&#xe9;ratif : fruits bleut&#xe9;s &#xbb;.&amp;nbsp; L’amiral poussa un long soupir.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Sur le pont, tout le monde s’agitait pour pr&#xe9;parer l’accostage. Un peu &#xe0; l’&#xe9;cart, un jeune mousse regardait le soleil couchant. Aur&#xe9;lien n’avait pas vingt ans, c’&#xe9;tait l&#xe0; son premier voyage. Il ne se lassait pas d’observer ces palmiers &#xe9;tranges aux troncs h&#xe9;lico&#xef;daux et aux feuilles d’un rouge intense. Quelle dr&#xf4;le d’&#xee;le, pensait le jeune homme, et il en oubliait jusqu’aux cris de vers de terre qu’il entendait chaque nuit depuis trop longtemps.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Les hommes d&#xe9;barqu&#xe8;rent &#xe0; la tomb&#xe9;e du jour et s’install&#xe8;rent dans une auberge de Mji Kongwe, en plein cœur de la m&#xe9;dina. Patchino r&#xe9;unit ses hommes, comme &#xe0; chaque nouveau d&#xe9;barquement, et il distribua les t&#xe2;ches pour le mois &#xe0; venir.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le jeune mousse se vit attribuer une petite zone du centre de l’&#xee;le. D&#xe8;s le lendemain, il quitta le labyrinthe des ruelles pour se diriger vers la for&#xea;t de Jozani. Les arbres &#xe9;taient gigantesques, des colobes &#xe0; dos rouges le suivaient discr&#xe8;tement tandis qu’Aur&#xe9;lien inspectait minutieusement chaque esp&#xe8;ce v&#xe9;g&#xe9;tale, le nez riv&#xe9; au sol.&amp;nbsp; Au bout de quinze jours, il dut se rendre &#xe0; l’&#xe9;vidence : pas un seul arbre minuscule ne poussait sur ce sol. Cette qu&#xea;te &#xe9;tait insens&#xe9;e ! Aur&#xe9;lien pesta contre ce charlatan d’Aleximobar et contre la cr&#xe9;dulit&#xe9; de son roi. Et puis l’image d’Agapanthe s’imposa &#xe0; ses yeux. Elle &#xe9;tait tellement belle… Il se souvenait de ce sourire triste qu’elle promenait partout avec elle, de cet instant pr&#xe9;cieux, au d&#xe9;but de l’hiver dernier, o&#xf9; il l’avait d&#xe9;couverte dans la neige. Elle &#xe9;tait allong&#xe9;e et regardait les &#xe9;toiles, on aurait dit qu’elle leur parlait. Mais Agapanthe ne parlait pas, tout le monde savait &#xe7;a ! Aur&#xe9;lien aurait pourtant jur&#xe9; qu’il l’avait entendue cette nuit-l&#xe0;, il se souvenait encore de ces mots murmur&#xe9;s au ciel : &#xab; je t’attends &#xbb;…&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Aur&#xe9;lien &#xe9;tait un gar&#xe7;on sens&#xe9;, il avait d&#xfb; r&#xea;ver. Il fit demi tour d’un pas &#xe9;nergique pour regagner la ville.&lt;br /&gt;C’est &#xe0; ce moment pr&#xe9;cis qu’il aper&#xe7;ut la petite maison au toit de feuilles de palmier.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Sur le seuil d’une porte qui n’existait pas, une petite fille le regardait...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 12 May 2008 16:02:00 GMT</pubDate></item><item><title>Quand la r&#xe9;alit&#xe9; d&#xe9;passe la fiction</title><dc:creator>poutouland</dc:creator><link>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/12/9136596.html</link><category>illustrations</category><comments>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/12/9136596.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://elbolg.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9136596/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/12/9136596.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/72/35/135361/25439838.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;412&quot; alt=&quot;realite1&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/35/135361/25439838_p.jpg&quot; width=&quot;294&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ma r&#xe9;alit&#xe9;, c’est que nous avons peur de la r&#xe9;alit&#xe9;. &lt;br /&gt;Nous avons mis nos manteaux de r&#xea;ve, nous parcourons des mondes invisibles, nous buvons la ros&#xe9;e &#xe0; m&#xea;me la fleur, nous chevauchons le vent, nous parlons aux coccinelles, nous rions aux &#xe9;toiles… &lt;br /&gt;Ma r&#xe9;alit&#xe9;, c’est que je nous ressemble.&lt;br /&gt;Je ferme les yeux au monde.&lt;br /&gt;La r&#xe9;alit&#xe9; avance malgr&#xe9; moi.&lt;br /&gt;Si loin si proche&lt;br /&gt;Si proche et si loin&lt;br /&gt;Toujours eu envie d’&#xea;tre un personnage de roman, toujours eu envie de cette &#xe9;paisseur que seuls les &#xea;tres de papier poss&#xe8;dent.&lt;br /&gt;Amour des mots, toujours.&lt;br /&gt;J’ai pass&#xe9; ma vie &#xe0; lutter contre le r&#xe9;el, &#xe0; accrocher des morceaux de r&#xea;ves dans le cœur des hommes.&lt;br /&gt;Les mots comme de petites bulles, coup&#xe9;es du monde. &lt;br /&gt;Vous croyez qu’ils sont r&#xe9;els quand ils ne sont que la repr&#xe9;sentation d&#xe9;form&#xe9;e d’une r&#xe9;alit&#xe9; que nous sommes de toute fa&#xe7;on incapables de saisir. &lt;br /&gt;Et &#xe0; quoi bon ?&lt;br /&gt;Si la r&#xe9;alit&#xe9; est mouvante, si je peux la transformer sous mes doigts encore malhabiles…&lt;br /&gt;Mon pass&#xe9; lui-m&#xea;me est instable, il s’efface, il prend soudain du relief, il n’a de sens que celui que je veux bien lui donner. Mon regard le change. J’ai promen&#xe9; le faisceau lumineux de l’amour sur mes douleurs, sur mes souffrances, sur mes errances et mes faiblesses. D&#xe9;sormais, elles ne seront que les rochers qui encombraient ma route, ces rochers qui m’ont fait tomber pour que je sache comment ne pas retomber. Ces rochers qu’il me faudra apprendre &#xe0; aimer, malgr&#xe9; tout, puisque ce sont des morceaux de moi.&lt;br /&gt;Envie d’&#xea;tre un personnage, des mots qui se prom&#xe8;nent, envie d’&#xea;tre un livre dont je ne serais pas l’auteur.&lt;br /&gt;Envie de me laisser guider, de suivre la trame narrative, toucher du doigt cette &#xe9;motion que les &#xe9;crivains et les po&#xe8;tes savent si bien capturer. &lt;br /&gt;Et pouvoir la retrouver &#xe0; chaque page de ma vie.&lt;br /&gt;Je hais la trivialit&#xe9;.&lt;br /&gt;J’ai si peur que la r&#xe9;alit&#xe9; ne nous rattrape.&lt;br /&gt;C’est si tentant, c’est si facile pour elle.&lt;br /&gt;Elle n’existe pas sans nous, elle ne se laissera pas faire. Elle te grignote &#xe0; coups de dents de maladie, de formulaires sur ton bureau, de vaisselle dans ton &#xe9;vier, de factures dans ta bo&#xee;te &#xe0; lettres, de fum&#xe9;es d’&#xe9;chappement, de bulletins d’information, de sonneries, de chiffres, de mots creux et de nouvelle cravate…&lt;br /&gt;C’est si facile.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;em&gt;Illustration d&apos;Yves Barr&#xe9; &lt;em&gt;du blog &lt;a href=&quot;http://ahoui.over-blog.com/&quot;&gt;Ah oui&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Mine de plomb et frottis de feuille de charme sur papier&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 11 May 2008 23:28:00 GMT</pubDate></item><item><title>&quot; As-tu essay&#xe9; un pav&#xe9; dans la mare ? &quot;</title><dc:creator>poutouland</dc:creator><link>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/11/9130753.html</link><category>illustrations</category><comments>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/11/9130753.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://elbolg.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9130753/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/11/9130753.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://ahoui.over-blog.com/article-10447212.html&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;k14fish&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/50/67/135361/25419447_p.gif&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;tahoma, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Game Ovaire&lt;br /&gt;Le fou s’est &#xe9;chapp&#xe9;&lt;br /&gt;La chaise s’est renvers&#xe9;e&lt;br /&gt;Le poisson s’est suicid&#xe9;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Game ovaire&lt;br /&gt;R&#xe8;gles douloureuses&lt;br /&gt;Barreaux branlants&lt;br /&gt;Matrices orphelines&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Game ovaire&lt;br /&gt;Au jeu de la vie&lt;br /&gt;Egalit&#xe9; sanglante&lt;br /&gt;Noirs et blancs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Game ovaire&lt;br /&gt;Echecs et maths&lt;br /&gt;statistiques statiques&lt;br /&gt;au go&#xfb;t de l’amer&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Game ovaire&lt;br /&gt;Une croix rose&lt;br /&gt;Un enfant&lt;br /&gt;Une fille&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit poisson dans la nasse des hommes.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;em&gt;Illustration d&apos;Yves Barr&#xe9; sur le blog &lt;a href=&quot;http://ahoui.over-blog.com/&quot;&gt;Ah oui&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 10 May 2008 22:54:00 GMT</pubDate></item><item><title>Ricochets</title><dc:creator>poutouland</dc:creator><link>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/10/9120749.html</link><category>instantan&#xe9;s</category><comments>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/10/9120749.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://elbolg.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9120749/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/10/9120749.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/26/51/135361/25387464.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;98&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/26/51/135361/25387464_p.jpg&quot; alt=&quot;interdit2&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un...&lt;br /&gt;Je n&apos;ai jamais r&#xe9;ussi &#xe0; faire ricocher des pierres plates mais j&apos;aime observer ceux qui lancent des cailloux.&lt;br /&gt;Un, deux...&lt;br /&gt;Ils ont un air tr&#xe8;s concentr&#xe9;, le geste gracieux, on dirait que la pierre n&apos;est qu&apos;une terminaison de leur main, de leur bras.&lt;br /&gt;Un, deux, trois....&lt;br /&gt;La pierre saute sur la surface de l&apos;eau, c&apos;est tellement beau ce moment o&#xf9; j&apos;ai l&apos;impression qu&apos;elle danse, qu&apos;elle &#xe9;chappe &#xe0; la gravit&#xe9;, qu&apos;elle se rit de l&apos;attraction terrestre.&lt;br /&gt;Un, deux, trois, quatre !&lt;br /&gt;J&apos;ai toujours le secret espoir que jamais cela ne s&apos;arr&#xea;te, que la pierre disparaisse &#xe0; l&apos;horizon...&lt;br /&gt;J&apos;entends les pens&#xe9;es du lanceur : un, deux, trois, quatre, cinq!&lt;br /&gt;Je ne compte pas pourtant mais je l&apos;entends quand m&#xea;me.&lt;br /&gt;La pierre coule.&lt;br /&gt;Des ronds partout, des cercles qui s&apos;agrandissent.&lt;br /&gt;J&apos;aime ce dessin, l&#xe0;, sur l&apos;eau.&lt;br /&gt;Le lanceur recommence.&lt;br /&gt;Un, deux, trois, quatre, cinq, six!&lt;br /&gt;C&apos;est &#xe9;tonnant comme les lanceurs sont obstin&#xe9;s, on dirait que l&apos;espace d&apos;un instant ils redeviennent enfants, qu&apos;ils croient &#xe0; nouveau que tout est possible.&lt;br /&gt;Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept !&lt;br /&gt;J&apos;aime regarder ceux qui font des ricochets au bord de l&apos;eau.&lt;br /&gt;J&apos;aime leur optimisme, leur na&#xef;vet&#xe9;.&lt;br /&gt;Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit!&lt;br /&gt;Imagine un instant toutes ces pierres plates qui reposent au fond de l&apos;eau,&lt;br /&gt;Pense &#xe0; leur incroyable destin de petits cailloux qui n&apos;auraient jamais d&#xfb; voyager aussi vite,&lt;br /&gt;leur course folle, leur vol de libellule &#xe9;ph&#xe9;m&#xe8;re, les pirouettes improbables, et la lente descente vers les profondeurs.&lt;br /&gt;Avec un peu de chance, ils retrouvent en bas leurs amis d&apos;hier, qui sait...&lt;br /&gt;Que sait-on des amours des pierres?&lt;br /&gt;Combien de destins bris&#xe9;s par une main innocente?&lt;br /&gt;Et combien de romances nouvelles, &#xe0; l&apos;abri du monde des hommes?&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/98/71/135361/25387471.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;98&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/98/71/135361/25387471_p.jpg&quot; alt=&quot;interdit1&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 09 May 2008 22:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>De circonstance</title><dc:creator>poutouland</dc:creator><link>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/09/9109976.html</link><category>illustrations</category><comments>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/09/9109976.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://elbolg.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9109976/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/09/9109976.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/51/37/135361/25352994.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;236&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;pont&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/51/37/135361/25352994_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;embed width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot; align=&quot;middle&quot; src=&quot;http://static.boomp3.com/player.swf?song=bl7iklv&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; wmode=&quot;transparent&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot;&gt;&lt;/embed&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;0&quot; height=&quot;0&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://counters.gigya.com/wildfire/CIMP/bT*xJmx*PTEyMTAyODkwOTMxNDAmcHQ9MTIxMDI4OTA5NjAxNSZwPTcwNzUxJmQ9Jm49Jmc9MQ==.jpg&quot; style=&quot;visibility: hidden; width: 0px; height: 0px;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 08 May 2008 23:26:00 GMT</pubDate></item><item><title>A Paris</title><dc:creator>poutouland</dc:creator><link>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/08/9105834.html</link><category>en vrac</category><comments>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/08/9105834.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://elbolg.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9105834/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/08/9105834.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;113&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/47/16/135361/25339661_p.jpg&quot; alt=&quot;2008_05_01_17&quot; /&gt;&lt;em&gt;(Ay&#xe9;, l&apos;&#xe9;pisode deux est &lt;a href=&quot;http://journaldezep.canalblog.com/&quot;&gt;en ligne&lt;/a&gt;)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 08 May 2008 16:46:07 GMT</pubDate></item><item><title>Le mangeur de couleurs</title><dc:creator>poutouland</dc:creator><link>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/07/9096346.html</link><category>illustrations</category><comments>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/07/9096346.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://elbolg.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9096346/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/07/9096346.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#ffffff&quot;&gt;- - &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/74/39/135361/25310384.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;197&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;mangcoul2&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/74/39/135361/25310384_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#990000&quot;&gt;Est-ce un homme, est-ce une femme, je n’en sais rien.&lt;br /&gt;Est-ce un r&#xea;veur, est-ce un po&#xe8;te, je ne le sais pas non plus.&lt;br /&gt;Certains glissent &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; des couleurs de la vie, sans les voir&lt;br /&gt;Lui, il les mange, sans rien dire.&lt;br /&gt;Tu ne remarques rien,&lt;br /&gt;Le ciel ne te para&#xee;t pas moins bleu,&lt;br /&gt;Mon cœur ne te semble pas moins rouge,&lt;br /&gt;Et l’or de l’œil du chat, il brille toujours autant !&lt;br /&gt;Le vert de vin n’est pas vide…&lt;br /&gt;La porcelaine rose des joues de l’enfant,&lt;br /&gt;Le jaune de la pi&#xe8;ce dans la petite main,&lt;br /&gt;Le noir sous les ongles,&lt;br /&gt;Le turquoise arrach&#xe9; aux &#xee;les endormies,&lt;br /&gt;Le blanc de mes paroles,&lt;br /&gt;Le sang de ta violence,&lt;br /&gt;Tu ne remarques rien ?&lt;br /&gt;Certains glissent &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; des couleurs de la vie, sans les voir,&lt;br /&gt;Lui, il les mange, sans rien dire.&lt;br /&gt;Si tu regardes &#xe0; l’int&#xe9;rieur de lui,&lt;br /&gt;Tu trouveras un jardin multicolore.&lt;br /&gt;Glisse-lui dans le creux de l’oreille &lt;br /&gt;Que tu sais les couleurs de son &#xe2;me.&lt;br /&gt;Regarde-le bien: il a peur.&lt;br /&gt;S’il te pla&#xee;t,&lt;br /&gt;Fais-&#xe7;a pour moi,&lt;br /&gt;Montre-lui son vrai visage.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#ffffff&quot;&gt; - -&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/38/96/135361/25309176.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;359&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;mangeurdecouleur&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/38/96/135361/25309176_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 07 May 2008 19:40:00 GMT</pubDate></item><item><title>A Paris</title><dc:creator>poutouland</dc:creator><link>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/06/9083812.html</link><category>en vrac</category><comments>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/06/9083812.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://elbolg.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9083812/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/06/9083812.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Pour ceux qui voudraient tout savoir de Fantomas (celui qui ne croit que ce qu&apos;il voit), de la femme de J&#xe9;sus, de Charlie Chopin, du P&#xe8;re La Ch&#xe8;vre, du sexe d&apos;hercule ou du c&#xe9;l&#xe8;bre po&#xe8;te grec Omer Simpson, c&apos;est progressivement &lt;a href=&quot;http://www.journaldezep.canalblog.com/&quot;&gt;l&#xe0;&lt;/a&gt;. (chut! soyez gentils, ne dites pas que vous venez d&apos;ici, c&apos;est un secret!)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;113&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;2008_05_01&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/28/71/135361/25269862_p.jpg&quot; /&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;114&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;2008_05_02_21&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/57/30/135361/25269896_p.jpg&quot; /&gt;&lt;img width=&quot;113&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;2008_05_03_1&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/44/79/135361/25269933_p.jpg&quot; /&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;113&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;2008_05_01_9&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/53/88/135361/25269990_p.jpg&quot; /&gt;&lt;img width=&quot;107&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;2008_05_01_14&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/98/06/135361/25270022_p.jpg&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#ffffff&quot;&gt; -&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 06 May 2008 18:11:00 GMT</pubDate></item><item><title>Pour m&apos;endormir ce soir, il &#xe9;tait une fois.. (&#xe9;pisode deux)</title><dc:creator>poutouland</dc:creator><link>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/05/9070816.html</link><category>nouvelles</category><comments>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/05/9070816.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://elbolg.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9070816/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/05/9070816.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Je vous avais promis la suite pour ce lundi, la voici. Pour ceux qui auraient manqu&#xe9; le d&#xe9;but de l&apos;histoire, il est &lt;a href=&quot;http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/04/28/8989714.html&quot;&gt;l&#xe0;&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le roi &#xe9;tait furieux, cela faisait maintenant pr&#xe8;s d’un an qu’il avait envoy&#xe9; ses hommes les plus valeureux &#xe0; la recherche de l’arbre minuscule et ils ne l’avaient toujours pas trouv&#xe9;. Il recevait fr&#xe9;quemment des courriers qui l’informaient que la perle rare avait enfin &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;nich&#xe9;e mais ils &#xe9;taient h&#xe9;las toujours suivis de d&#xe9;mentis : on avait entendu parler d’un arbre plus petit encore, on se lan&#xe7;ait &#xe0; sa recherche, on ne manquerait pas de le d&#xe9;busquer.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Pendant ce temps, la princesse grandissait en beaut&#xe9;, &#xe0; croire que le malheur rend beau. Il n’&#xe9;tait pas rare que l’on s’&#xe9;vanou&#xee;t sur son passage, les fleurs les plus vives des bouquets du palais paraissaient fades &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; d’elle, ses portraits se vendaient par milliers et le peintre officiel croulait sous les demandes.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je ne vous l’avais pas encore dit, honte sur moi, mais cette princesse avait un tr&#xe8;s joli pr&#xe9;nom, elle s’appelait Agapanthe. Les plus &#xe9;rudits d’entre vous n’auront pas manqu&#xe9; de remarquer que le mot vient du grec Agapan qui signifie aimer, et cette &#xab;racine&#xbb;, n’&#xe9;tait sans doute pas pour rien dans le triste destin de la jeune fille. Agapanthe aimait de toute son &#xe2;me, elle aimait tout, elle aimait follement, elle aimait tant qu’elle en avait perdu l’usage des mots.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Les plus s&#xe9;rieux d’entre vous ont d&#xe9;j&#xe0; abandonn&#xe9; la lecture de ce conte, s’ils sont encore l&#xe0;, ils viennent de nous quitter, c’est probable.&lt;br /&gt;Bien. Je pr&#xe9;f&#xe8;re &#xe7;a. Il y a certains mots que les gens s&#xe9;rieux ne sont pas pr&#xea;ts &#xe0; entendre, ils pourraient alors basculer dans la folie et qui sait ce qui pourrait arriver… Comment notre monde pourrait-il continuer de tourner sans que des hommes et des femmes &#xe0; la t&#xea;te froide ne soient l&#xe0; pour appuyer sur le bouton de la bombe nucl&#xe9;aire, recommencer tous les calculs depuis 35.21486523478, dire &#xab; au suivant &#xbb; d’un air d&#xe9;tach&#xe9; ou d&#xe9;cider sereinement la fin du droit de gr&#xe8;ve ?&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Agapanthe aimait de toute son &#xe2;me, elle aimait tout, elle aimait follement et elle aimait tant qu’elle en avait perdu l’usage des mots…&lt;br /&gt;Vous vous demandez sans doute comment cela est possible, si vous vous le demandez vraiment, vous &#xea;tes peut-&#xea;tre plus s&#xe9;rieux que vous ne le pensiez, il faudra penser &#xe0; en parler &#xe0; votre iguane. Allez mes bonnes gens, puisque vous m&apos;en priez poliment et que je vois bien que vous &#xea;tes dans la perplexitude la plus totale malgr&#xe9; votre bravitude, je vais essayer d’&#xe9;clairer votre lanterne.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Les petites filles (les petits gar&#xe7;ons aussi mais c’est une autre histoire) naissent toutes avec un cœur. Quand elles naissent, leur cœur est tout petit, il se remplit &#xe0; mesure qu’elles grandissent. Jusqu’ici, vous me suivez sans doute et vous souriez un peu en vous disant que vous la connaissez bien cette th&#xe9;orie de l’amour qui enfle et qu’on doit canaliser pour qu’il ne d&#xe9;borde pas. Sachez pour commencer, qu’en amour, il n’y a pas de th&#xe9;ories, alors il vous faut tout de suite remiser au grenier toutes vos arguties. Allez, d&#xe9;barrassez-vous en et &#xe9;coutez d’une oreille toute neuve. &#xc7;a y est ? Bien, nous pouvons poursuivre. &lt;br /&gt;Ce que vous ignorez peut-&#xea;tre, c’est que certaines petites filles viennent au monde avec un cœur d&#xe9;mesur&#xe9;. Inutile de brandir vos scanners et vos radiographies, c’est absolument ind&#xe9;celable. Aucune machine scientifique n’est capable de d&#xe9;tecter cette anomalie, aucun m&#xe9;decin ne sait &#xe0; l’heure actuelle diagnostiquer un tel handicap. Oh, je vois bien que vous souriez encore, le mot handicap, vous le trouvez exag&#xe9;r&#xe9; n’est-ce pas, attendez un peu, vous allez comprendre.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Une petite fille qui arrive dans notre monde avec un cœur d&#xe9;mesur&#xe9; fait comme toutes les autres petites filles : elle grandit. Elle sourit &#xe0; la vie, elle babille, elle &#xe9;bauche ses premiers pas. Vous, vous ne vous rendez compte de rien, vous admirez les progr&#xe8;s incroyables de ce petit prodige, vous applaudissez &#xe0; ses exploits, vous vous enthousiasmez, rien ne vous semble plus miraculeux que cette vie qui envahit l’espace, qui envahit le temps, qui grignote petit &#xe0; petit tout ce qui est autour d’elle. Vous vous laissez faire, c’est si bon de s’abandonner…&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Agapanthe &#xe9;tait donc n&#xe9;e avec un cœur d&#xe9;mesur&#xe9;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; A l’&#xe2;ge de deux ans, elle aimait d&#xe9;j&#xe0; tout ce qu’un vieil homme peut avoir aim&#xe9; durant toute une longue existence : les mots, les bruits, le vent, les objets, les couleurs, les formes, les odeurs, les voix, les yeux, les portes, les animaux, tout ce qui se touche, tout ce qui se mange, tout ce qui se boit, tout ce qui se voit, tout ce qui se sent, tout ce qui s’entend. Elle aimait aussi tout ce qui ne se sent ni ne s’entend ni ne se voit ni ne se touche. Vous, avec votre petit cœur, vous avez peine &#xe0; comprendre ce que c’est que d’aimer tout, essayez au moins d’imaginer, si vous le pouvez.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; A l’&#xe2;ge de trois ans, Agapanthe aimait donc tout ce qui se peut aimer, elle aimait aussi tout ce qui ne se peut pas aimer. Agapanthe passait son temps &#xe0; dire aux choses et aux &#xea;tres qu’elle les aimait, les trois premiers mots qu’elle pronon&#xe7;a furent : &#xab; je t’aime &#xbb;. Ce furent aussi les derniers.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; A l’&#xe2;ge de cinq ans, Agapanthe avait dit son amour &#xe0; tout ce qu’elle connaissait.&lt;br /&gt;Elle cessa de parler.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Comment peut-on cesser de parler &#xe0; cinq ans, quand il y a tant de choses qu’un enfant voudrait savoir, l’&#xe2;ge des questions, l’&#xe2;ge des pourquoi interminables ?&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Vous n’avez vraiment pas une petite id&#xe9;e ?&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 05 May 2008 16:56:00 GMT</pubDate></item><item><title>Lumi&#xe8;res</title><dc:creator>poutouland</dc:creator><link>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/04/9055771.html</link><category>en vrac</category><comments>http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/04/9055771.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://elbolg.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9055771/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://elbolg.canalblog.com/archives/2008/05/04/9055771.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;J’ai douze ans et je suis malade.&lt;br /&gt;Je suis allong&#xe9;e dans mon lit sous le toit.&lt;br /&gt;La pluie tombe, je regarde les gouttes qui viennent s’&#xe9;craser sur la vitre. &lt;br /&gt;L’explosion puis le trajet al&#xe9;atoire.&lt;br /&gt;De dr&#xf4;les de m&#xe9;taphores.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans ma chambre, &#xe7;a sent le bois, les livres et la pluie.&lt;br /&gt;Je mets le 33 tours sur le tourne disque.&lt;br /&gt;Je n’ai jamais su dire vraiment ce qui m’arrive quand j’aime.&lt;br /&gt;Cette chanson me bouleverse, &lt;br /&gt;je sais que c’est pour moi qu’elle a &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crite.&lt;br /&gt;Chaque mot me remue le cœur.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’&#xe9;tait il y a 22 ans, c’&#xe9;tait hier.&lt;br /&gt;La chanson me poursuit.&lt;br /&gt;J’ai pass&#xe9; ma vie &#xe0; poser des petites lumi&#xe8;res sur ma route.&lt;br /&gt;J’ai pass&#xe9; ma vie &#xe0; me battre contre certains de ses mots.&lt;br /&gt;A essayer de me prouver que nous ne sommes pas dans le noir.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;embed width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot; align=&quot;middle&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; wmode=&quot;transparent&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; src=&quot;http://static.boomp3.com/player.swf?song=bit75v3&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;img width=&quot;0&quot; height=&quot;0&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://counters.gigya.com/wildfire/CIMP/bT*xJmx*PTEyMDk5MDY4Mzk*NjgmcHQ9MTIwOTkwNjg*Mzk4NCZwPTcwNzUxJmQ9Jm49Jmc9MQ==.jpg&quot; style=&quot;visibility: hidden; width: 0px; height: 0px;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 04 May 2008 13:15:33 GMT</pubDate></item></channel></rss>